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Un père et sa fille étaient jugés par le tribunal d’Argentan, mercredi 8 juillet 2026, suite à une violente dispute survenue sur fond d’alcool à Flers (Orne).
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Par Rédaction Flers Publié le 11 juil. 2026 à 6h02
Des appels au secours, du sang sur le sol et un homme alcoolisé. Le 5 février dernier, une intervention de la police à Flers (Orne) a conduit, ce mercredi 8 juillet 2026, un père de 56 ans et sa fille de 25 ans devant le tribunal correctionnel d’Argentan.
Poursuivis pour des violences réciproques commises dans un contexte d’alcoolisation, ils ont chacun reconnu une partie des faits.
Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, condamnant la jeune femme à huit mois de prison avec sursis et son père, en état de récidive, à 12 mois d’emprisonnement, dont quatre mois assortis d’un sursis probatoire.
Une dispute éclate entre un père et sa fille
Le 5 février 2026, les policiers de Flers sont amenés à intervenir au domicile d’un couple. Des appels au secours ont été entendus par le voisinage. À leur arrivée, d’importantes traces de sang sont visibles au sol.
L’homme présente une plaie saignante au front. Il est fortement alcoolisé et un couteau se trouve à proximité. L’enquête établira qu’il n’a jamais été utilisé. Sa fille, aujourd’hui prévenue pour des violences sur son père, relate qu’elle est venue car elle a aussi entendu ces cris.
Son père, complètement ivre, était impossible à raisonner, une dispute va éclater, des coups vont même être échangés, elle va alors s’emparer d’un verre et le frapper au front.
« J’étais complètement ivre, je ne me souviens de rien »
Actuellement détenu au Mans (Sarthe) pour le non-respect d’une décision de justice, c’est par visioconférence que l’homme répond aux questions du tribunal.
« Je ne peux rien dire là-dessus, j’étais complètement ivre, je ne me souviens de rien avant de recevoir ce verre en pleine tête », confie le prévenu. « Pourquoi boire autant ? », lui demande le président. « Pas de boulot, je restais chez moi à rien faire », avoue le prévenu.
À la barre, sa fille va regretter son geste et, en aucun cas, se considérer comme une victime, selon elle, c’est son père qui est la victime. « Je sais que je n’aurais pas dû frapper mon père, mais j’ai eu peur qu’il en arrive à faire quelque chose de plus grave. Mon père n’a jamais été violent avec nous », reconnaît la fille.
Il est déjà connu des services de justice
Si cette jeune femme est inconnue de la justice, sur le casier judiciaire de son père, s’empilent 15 mentions principalement pour des délits routiers, mais aussi pour des violences par conjoint. Détenu, il pourrait être libéré le 25 septembre 2027.
Au début de son réquisitoire, la procureure de la République a rappelé que 3 400 atteintes aux personnes ont été enregistrées dans l’Orne en 2025 et plus de la moitié concernaient des violences intrafamiliales, dont la principale problématique était l’alcool.
« En aucun cas l’alcool n’est une circonstance atténuante », martèle la procureure de la République.
À l’encontre de la fille, elle a requis une peine de huit mois de prison assortis du sursis simple. À l’encontre de son père qui est en état de récidive, elle a requis une peine plus lourde, 12 mois de prison, dont quatre assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec les obligations de soins, d’indemniser la partie civile, de payer les sommes dues au trésor public outre un travail d’intérêt général à hauteur de 70 heures.
Des réquisitions qui seront suivies par le tribunal. Le prévenu voit alors sa période de détention s’allonger de huit mois.
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