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Le père d’un bébé de 7 mois avait été mis en examen pour violences. Après le décès de la petite Méïliana, 7 mois, sa maman organisait une marche blanche au Mans, samedi 7 mars 2026
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Par Rédaction Le Mans Publié le 7 mars 2026 à 22h04

Ce samedi 7 mars 2026, dans le quartier des Sablons au Mans (Sarthe), près d’une centaine de personnes ont pris part à une marche blanche en mémoire de la petite Méïliana, morte à l’âge de 7 mois après plusieurs semaines d’hospitalisation, mercredi 25 février. Un moment de recueillement voulu par sa mère, Chrisna, entre hommage à son enfant et message contre les violences faites aux plus petits.
Au Mans, une marche blanche pour la petite Méïliana : « Ma fille avait encore toute la vie devant elle »
En ce samedi après-midi, les gens arrivent petit à petit devant l’église de Saint Martin au Mans. Il est presque 16 heures. Beaucoup portent du blanc. On se reconnaît, on se serre la main, parfois on se prend dans les bras. Les conversations restent discrètes.
Le père du bébé mis en examen pour violences suivies d’infirmité
La petite Méïliana est décédée le 25 février 2026 au CHU d’Angers (Maine-et-Loire), après plusieurs semaines passées en réanimation. Un mois plus tôt, son père, 33 ans, avait été mis en examen au Mans pour violences suivies de mutilation ou d’infirmité permanente sur mineur de moins de 15 ans. Il a été placé en détention provisoire le 27 janvier.
Des marques au visage
Selon les premiers éléments de l’enquête, le 24 janvier, alors que le bébé se trouvait chez lui, il aurait indiqué à la mère que l’enfant était tombée du lit. Mais lors d’un appel vidéo, la jeune femme remarque que sa fille paraît très somnolente et qu’elle porte des marques au visage. Inquiète, elle décide immédiatement de prévenir les secours.
À l’hôpital, les médecins découvrent plusieurs blessures graves : traumatisme crânien, entorse cervicale, hématomes et hémorragies rétiniennes. Des lésions jugées compatibles avec un syndrome du bébé secoué.

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Forte émotion pour la marche blanche
Ce samedi, près d’une centaine de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage au bébé : des proches, des habitants du quartier, mais aussi des personnes qui ne connaissaient pas la famille et qui ont simplement voulu être là.
Quand la marche débute, le cortège s’engage lentement dans les rues du quartier des Sablons et la direction est simple : le 1 rue du Jura, l’endroit où vivait la petite Meïliana.
La marche se fait presque en silence. Les pas sont lents. Les visages sont graves. Quelques personnes tiennent des fleurs. D’autres gardent les mains croisées devant elles. L’émotion est là, perceptible à chaque instant.

« Ma fille avait encore toute la vie devant elle »
À l’arrivée, la mère de Méïliana, Chrisna, 25 ans, s’avance pour dire quelques mots :
« Cette marche est en l’honneur de Méïliana, mais aussi pour faire passer un message de prévention contre les violences faites aux enfants »
Elle rappelle ensuite que sa fille n’avait que six mois au moment des faits. Elle venait tout juste de fêter ses sept mois, le 30 janvier 2026. « Elle avait encore toute la vie devant elle… Elle avait encore tant de choses à vivre », dit-elle les yeux embués de larmes.
« Je me bats pour connaître la vérité »
Puis elle ajoute, la voix fragile mais déterminée :
« Aujourd’hui je marche pour me battre. Pour connaître la vérité. Pour que justice soit rendue. Et pour que mon bébé puisse enfin reposer en paix. »
La jeune mère raconte aussi ce que les médecins lui ont expliqué à l’hôpital : les blessures observées chez sa fille présentent les caractéristiques du syndrome du bébé secoué, une forme particulièrement grave de maltraitance qui touche les nourrissons.
Une enquête judiciaire toujours en cours
Aujourd’hui, l’enquête judiciaire se poursuit afin de comprendre précisément les circonstances du drame. Le père de l’enfant, mis en examen dans ce dossier, reste présumé innocent tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.
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