Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Valérie Niquet : «Que peut-on attendre du voyage d’Emmanuel Macron au Japon ?»

3 month_ago 41

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

FIGAROVOX/TRIBUNE - La visite d’Emmanuel Macron au Japon, prévue cette semaine, survient dans un moment de fortes tensions, laissant la place à un rapprochement stratégique entre Tokyo et Paris, analyse Valérie Niquet, politologue et essayiste.

Chercheuse, politologue et essayiste, Valérie Niquet est spécialiste de l’Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Elle est notamment l’auteur de La puissance chinoise en 100 questions (Éditions Tallandier, 2021).


Au-delà des cerisiers, qui pourraient être en fleurs, la visite du président Emmanuel Macron au Japon à la fin du mois de mars intervient à un moment de convergence stratégique particulièrement intéressant. Elle pourrait marquer une étape dans le renforcement concret de la coopération franco-japonaise en matière de sécurité et de défense, dans un environnement international de plus en plus complexe, mais aussi dans la mise en œuvre d’une feuille de route bilatérale 2023-2027 qui peine encore à produire des effets pleinement visibles.

Passer la publicité

Du côté de Tokyo, la Première ministre Sanae Takaichi sera tout juste revenue de Washington, où ses échanges avec le président Trump ont porté sur le partage du fardeau, les attentes opérationnelles des États-Unis et le rôle des alliés dans des scénarios de crise, du détroit de Taïwan au Golfe. Ces discussions, et la brutalité des exigences trumpiennes, ne peuvent qu’alimenter une réflexion japonaise déjà engagée sur les limites d’une dépendance trop exclusive, y compris dans des domaines sensibles comme les chaînes d’approvisionnement ou les technologies critiques.

Dans ce contexte, la position française ne peut que susciter un intérêt, loin de l’éternelle suspicion à l’égard de Paris qui se permet de critiquer l’allié américain. La France est une puissance présente dans le Pacifique, avec des territoires, des forces et des intérêts durables dans la région. Surtout, elle a récemment démontré sa crédibilité opérationnelle. Son engagement en Méditerranée illustre sa capacité à contribuer concrètement à la sécurité maritime dans un environnement dégradé. Cette présence s’inscrit également dans une lecture plus globale de l’interdépendance des théâtres, entre sécurité euro-atlantique et indo-pacifique.

À lire aussi Francophone, amoureux du pays... Hideo Suzuki, l’ambassadeur du Japon en France devenu un véritable pont entre les deux nations

Des exercices limités

Traditionnellement, Tokyo a un tropisme très marqué en faveur du Royaume-Uni. Après tout, au moment de la restauration de Meiji, les Britanniques ont choisi le «bon camp», celui de l’Empereur, tandis que les Français s’engageaient aux côtés des forces shogunales. Le Royaume-Uni est également le premier pays occidental avec lequel le Japon a signé un traité d’amitié et de commerce, en 1854. Enfin, Londres est toujours perçu comme l’allié le plus proche des États-Unis. Pour le Japon, cela est bien plus confortable que de composer avec des Français dont la posture d’autonomie stratégique est d’autant moins comprise que la majorité des experts japonais sont formés au Royaume-Uni ou aux États-Unis ; et qu’au sein du ministère des Affaires étrangères, le bureau en charge des relations avec Washington reste de très loin le plus influent.

Mais avec la guerre en Iran, la posture britannique apparaît plus hésitante. Londres a certes envoyé un porte-avions au Japon en 2025, dans une opération de prestige accueillie avec enthousiasme. Pourtant, en Méditerranée et dans le Golfe, la Royal Navy ne peut engager, avec retard, qu’une frégate, quand la France déploie un dispositif beaucoup plus important, incluant un groupe aéronaval et plusieurs frégates. Cette différence de capacités ne peut échapper aux observateurs japonais dans un contexte où la fiabilité et la continuité comptent autant que les annonces.

Le Moyen-Orient, et en particulier la sécurité des routes énergétiques dans le détroit d’Ormuz, constitue un terrain de coordination déjà actif entre Paris et Tokyo

La visite d’Emmanuel Macron offre ainsi l’occasion de renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense, au-delà de ce qui existe déjà. Les exercices conjoints entre les forces d’autodéfense japonaises et les forces françaises se sont multipliés, mais restent encore limités. La signature de l’accord RAA facilitant les exercices et les déploiements conjoints — longtemps évoqué mais toujours pas finalisé — pourrait constituer un signal concret. Au-delà, la coopération pourrait s’étendre à des domaines clés comme la surveillance maritime, le spatial, le cyber ou encore la protection des infrastructures critiques.

Passer la publicité

Capacité de concertation régulière

Le volet de sécurité économique constitue un autre chantier central. La France et le Japon ont engagé depuis 2024 un dialogue structuré sur la résilience des chaînes d’approvisionnement, en particulier pour les minerais critiques, la protection des technologies sensibles et la coordination face aux pratiques de coercition économique. Dans un contexte de forte tension, ou la Chine n’hésite pas à recourir à la coercition économique, il s’agit moins de découpler que de sécuriser des interdépendances jugées stratégiques, en articulation avec les cadres du G7, dont la France assure la présidence en 2026.

À lire aussi Toshimitsu Motegi : «Le Japon et la France sont des partenaires d’exception, partageant des valeurs et des principes»

Enfin, les consultations devraient accorder une place importante à la gestion des crises internationales. Le Moyen-Orient, et en particulier la sécurité des routes énergétiques dans le détroit d’Ormuz, constitue un terrain de coordination déjà actif entre Paris et Tokyo. La guerre en Ukraine et l’efficacité des sanctions contre la Russie, la stabilité en Asie de l’Est et la question nord-coréenne complètent cet agenda. Sur ces dossiers, l’enjeu est moins de produire des annonces que d’affirmer une capacité de concertation régulière entre deux puissances qui partagent une même lecture des risques.

Enfin, la notion d’«autonomie stratégique» défendue par la France, longtemps perçue avec prudence à Tokyo, pourrait être réévaluée à la lumière des échanges avec Washington. Même si la position du Japon demeure extrêmement contrainte, pour des raisons de politique extérieure comme de politique intérieure. Au-delà des déclarations de principes, les conditions réunies pour passer d’une convergence de vues à des avancées concrètes.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway