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Alors que la situation semblait figée, la septième classe de l’école de Boissey-le-Châtel (Eure) est finalement sauvée pour la rentrée de septembre 2026, mais reste en sursis.
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Par Adrien Le Ray Publié le 30 juin 2026 à 13h40
Jeudi 25 juin 2026, c’est tout un village qui était libéré en apprenant la bonne nouvelle, la classe en sursis de l’école sera bien conservée. Voilà le fin mot de ce combat qui a commencé lors du mois de mars 2026. À l’époque, le maire fraîchement élu de Boissey-le-Châtel (Eure), Geoffrey Goethals, apprenait la nouvelle : la septième classe de l’école sera supprimée à la prochaine rentrée scolaire.
Une potentielle classe à triple niveau
Chez les parents, autant que chez les enseignants, ou encore la municipalité, la grogne n’a pas tardé à monter. Rapidement, une réunion publique est organisée, et tout le monde répond présent à l’appel de la mobilisation. L’objectif est clair : tout faire pour garder la septième classe de l’école ouverte.
Et pour cause, sa fermeture aurait entraîné le passage des classes à double niveau en classes à triple niveau. Une hypothèse inconcevable pour bon nombre des parents d’élèves, dont certains « étaient prêts à mettre leurs enfants dans une école privée pour éviter ces classes à triple niveau », de l’aveu du maire de Boissey. Déjà, en 2024, une classe avait été fermée dans l’école du village.
Un village mobilisé
En mars, le plan de bataille est clair, mais paraît difficilement réalisable. Il faut trouver de nouveaux élèves, pour être certain de rentrer dans les chiffres requis par l’Éducation nationale. Mais pas facile de trouver de nouveaux effectifs à seulement six mois de la future rentrée.
Alors il fallait se faire entendre. Pour cela, les parents d’élèves n’ont pas lésiné sur les moyens. Une banderole a ainsi été installée devant l’école, au niveau de la Grande Rue, tandis que l’entrée de l’école a été bloquée un lundi matin.
Aussi, certains se sont rendus aux rassemblements organisés devant la DSDEN, à Évreux, pour manifester leur mécontentement. Le maire, loin d’être resté inactif, a été reçu avec une délégation par Françoise Moncada, la directrice académique.
Mais depuis, plus de son, plus d’image. « On n’a pas eu de nouvelles du dossier jusqu’à jeudi dernier, quand on a reçu le courrier de Mme Moncada », précise Geoffrey Goethals. « C’est une victoire inespérée », poursuit le maire.
Retournement de situation
Alors, qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur du maintien de la classe ? Dur de le savoir. « Je ne sais pas pourquoi Mme Moncada a changé d’avis, mais c’est tant mieux. » Est-ce que le soutien politique porté par le député Philippe Brun et le sénateur Hervé Maurey, tous deux contactés par le maire a changé la donne ? Sans doute.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas le nombre d’élèves à la rentrée qui a inversé la décision. « Par rapport au précédent comptage, le chiffre n’a presque pas évolué. Nous avons eu de nouveaux élèves, mais aussi d’autres qui doivent quitter l’école, ce qui a équilibré la chose. »
« On a gagné une victoire, mais pas la guerre », prévient néanmoins Geoffrey Goethals. En effet, un comptage est déjà prévu prochainement. La décision donnée ce jeudi 26 juin représente donc comme un sursis, mais qui soulage. « C’est une victoire collective, tout le monde a joué le jeu. On a bien fait de se mobiliser sans attendre, ça a sans doute eu plus d’impact », ajoute l’édile.
Désormais, il ne reste plus qu’à préparer la rentrée de septembre 2026 avec sept classes, alors que le personnel de l’école avait déjà prévu le passage à six places. Un mal pour un bien.
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