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Les bombardements se poursuivent au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient. Le Liban fait face à une catastrophe humanitaire, car Israël a forcé le déplacement d'un demi-million de personnes à l'intérieur du pays. Julie Lebnan, une Saguenéenne qui vit au Liban depuis 16 ans, est bouleversée par les récents événements.
Il faut rappeler que le Liban est un minuscule pays de 10 000 kilomètres carrés, donc, partout où on se trouve, on est impacté, dit-elle. À titre de comparaison, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a une superficie de 95 000 km carrés.
Les habitants du sud du Liban et de la banlieue de Beyrouth ont été contraints de quitter brusquement leur demeure et de chercher refuge où c'est possible.
La guerre, où Israël frappe le Hezbollah pro-iranien, a déjà fait plus de 400 morts, selon les autorités libanaises.

Julie Lebnan vit au Liban depuis 16 ans.
Photo : Radio-Canada / Compte Facebook de Julie Lebnan
Celle qui habite en montagne à 30 kilomètres au nord de Beyrouth dans le district de Kesrouan se considère toutefois en sécurité, car elle ne vit pas dans une région ciblée, explique-t-elle. Malgré tout, les rappels quotidiens des atrocités de la guerre sont nombreux, ce qui fait en sorte que le niveau de stress est très élevé pour tout le monde.
Pas plus tard qu'il y a deux jours, j'ai été réveillée par les bombardements.
C'est surtout qu'on entend les avions nous passer au-dessus de la tête à longueur de journée, donc on sait très bien que, quand ils nous passent au-dessus de la tête, ils vont bombarder quelque part et tuer des personnes, déplore-t-elle.
Devant l’ampleur de la situation et la violence du conflit, il est difficile de ne pas se sentir vulnérable ou de simplement se concentrer sur d’autres aspects du quotidien. On a toujours la tête occupée par ces événements-là parce qu'on ne sait pas aussi comment ça va dégénérer, poursuit Mme Lebnan.
Une expérience éprouvante
Née d’un père libanais et d’une mère robervaloise, Julie Lebnan a majoritairement vécu au Québec. De son propre aveu, vivre au Liban en ces temps de guerre est une expérience assez éprouvante et déstabilisante.
Mme Lebnan n’a pas encore décidé si elle compte rester dans son pays d’adoption malgré les bombardements qui sévissent.
Quand on est avec des gens qui souffrent, c'est un gros questionnement. C'est comme si on veut rester aussi par solidarité, vous voyez?
Elle affirme toutefois ne pas vouloir s’exposer à la violence. Devant l'éventualité d'un conflit qui s'étire encore plusieurs semaines, elle n’exclut pas un retour au Québec. Là, c'est encore vivable, mais si le degré de danger est trop élevé, je pense que je vais, je vais repenser à mon affaire, conclut-elle.


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