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Une ferme florale de Squamish mise sur la résilience face aux intempéries

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Une productrice de fleurs de la haute vallée de Squamish, en Colombie-Britannique, s'efforce de rendre son exploitation plus résiliente après des inondations et en prévision des feux de forêt.

En décembre, le champ de Paula de Jong a été inondé lors d'un mois de précipitations record, avec 640 millimètres de pluie. C'était assez choquant de voir la quantité d'eau qui s'accumulait dans cette zone, indique la propriétaire de la ferme Bloom + Breeze.

Elle a dû attendre le printemps pour évaluer les dégâts subis. Des 35 000 bulbes de tulipes qu'elle avait plantés, seulement environ 200 d'entre eux ont été endommagés.

Malgré les pertes moins importantes que ce qu’elle anticipait, certaines craintes demeurent de son côté : Le risque, c'est que, si certains bulbes pourrissent, toute la rangée puisse être touchée, si nous les avons plantés trop près les uns des autres.

Un bulbe de tulipe de près.

Paula de Jong a planté 35 000 bulbes de tulipes à la main et estime que seulement environ 200 d'entre eux ont été endommagés par la pluie.

Photo : Radio-Canada / Alanna Kelly

Un phénomène rare

Ken Dosanjh, météorologue à Environnement Canada, précise que les mois de janvier et février ont connu des précipitations supérieures à la normale et que mars a vécu une période pluvieuse prolongée.

Nous avons enregistré 204 millimètres de précipitations en 5 jours, ce qui correspond à 83 % de nos moyennes climatiques habituelles pour le mois de mars, spécifie M. Dosanjh.

Nous savons que le climat du Canada change et que cela aura une incidence sur la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes à l’avenir, ajoute-t-il.

Rendre sa propriété résiliente

Paula de Jong prépare sa propriété pour qu’elle résiste aux intempéries. Elle a acheté une pompe et creusé des tranchées pour le drainage, au cas où de fortes pluies viendraient à nouveau inonder sa ferme.

Nous devons nous adapter aux changements climatiques, dit-elle. On est un peu livré à soi-même quand on vit en zone rurale et qu’il faut gérer les risques d’inondations [et] d’incendies.

Paula de Jong dans un champ inondé d'eau.

Paula de Jong se tient dans l'eau qui a inondé les tulipes qu'elle avait plantées en décembre 2025. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alanna Kelly

Autour de la ferme, elle a aussi installé des arroseurs sur les bâtiments, pour aider à gérer le risque de feu de forêt, bien réel. Nous avons déjà eu quelques incendies dans la région. Si l’enneigement est moindre, le risque d’incendie est plus élevé en été.

Le Canada à la traîne, selon un professeur

Zafar Adeel, professeur à la Faculté des sciences appliquées de l'Université Simon Fraser, a mené en 2023 une étude sur la manière dont le Canada, le Mexique et les États-Unis évaluent les répercussions économiques des inondations.

Le Canada était en quelque sorte le pire, indique M. Adeel. Nous ne disposons pas de mécanismes vraiment efficaces pour enregistrer ces répercussions économiques.

Au Canada, la plupart des informations provenaient du secteur des assurances. La Base de données canadienne sur les catastrophes (BDC) serait, selon le professeur, obsolète.

Une main agrippe une plante dans un champ.

Les dégâts causés par les inondations se sont limités à un coin du champ et la plupart des fleurs seront en floraison, ce qui soulage Paula de Jong.

Photo : Radio-Canada / Alanna Kelly

M. Adeel appelle la province et les municipalités à se mobiliser. Il ajoute qu’un système précis permettrait à la Colombie-Britannique d'être plus proactive dans la préparation aux catastrophes.

Le district régional de Squamish-Lillooet a indiqué par courriel qu'il ne recensait pas officiellement les pertes économiques liées aux inondations, y compris les répercussions sur les exploitations agricoles.

Le ministère de l'Agriculture précise que plusieurs programmes étaient à la disposition des agriculteurs touchés par les inondations, notamment l'assurance production, qui couvre les bulbes à fleurs.

Avec les informations d’Alanna Kelly

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