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Alors que la crise bat son plein en Iran, voilà un rapport qui a de quoi inquiéter. Dans son rapport annuel de 2025, l'Agence de l'Union européenne pour les questions d'asile (EUAA) indique qu'une crise en Iran pourrait déclencher un "afflux sans précédent de réfugiés".
Les experts expliquent que l'Iran est le deuxième pays au monde en termes d'accueil de réfugiés, et il compte également 90 millions d'habitants. "Même une déstabilisation partielle provoquerait un afflux de réfugiés sans précédent. Un déplacement de seulement 10 % de la population iranienne serait comparable aux plus grands flux de réfugiés de ces dernières décennies", précise le rapport. Un rapport qui, précisons-le, a été rédigé avant les dernières attaques des États-Unis et Israël.
Faut-il donc craindre à présent le pire ? Si les experts mettent en garde, ils rappellent que le scénario initial est "extrêmement spéculatif" et lié à la position de la Turquie comme pays de transit.
L'Agence de l'Union européenne pour les questions d'asile ajoute en outre que les récentes attaques n'ont pas encore déclenché de flux de réfugiés et qu'il serait "irresponsable de faire des déclarations hypothétiques" sur l'impact de la situation de ces derniers jours.
Pourquoi attaquer de nouveau l'Iran ? Et pourquoi maintenant ?L'Europe suit la situation de près
Du côté de la Commission européenne, on suit évidemment la situation de près et on a aussi communiqué sur la question : "Nous n'avons actuellement aucune raison de croire que les flux migratoires ont changé, mais nous restons vigilants […] La Commission renforce sa préparation en améliorant le suivi des tendances et en renforçant la coopération avec les agences des Nations unies et les partenaires dans la région."
Trump déclare avoir "presque tout détruit" en Iran et évoque le "pire scénario" possibleRappelons qu'en 2025, l'afflux de demandeurs d'asile en provenance d'Iran vers l'Union européenne était limité. L'Iran occupait ainsi la 31e place parmi les pays d'origine, avec seulement 8.000 demandes d'asile. C'est beaucoup moins que les Afghans (117.000) ou les Vénézuéliens (91.000).


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