NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Sylvain Chiodo et Maxence Fachaux, licenciés au Judo-Club de Melun, ont participé à la finale du championnat de France de para judo adapté et racontent leur parcours.
Sur le même thèmeHandicap
Par Paul Varenguin Publié le 3 mai 2026 à 13h52
Ils sont un peu timides, mais quand il s’agit d’évoquer leur parcours en compétition, leur visage s’illumine en quelques instants. Les vendredi 17 et samedi 18 avril 2026, Sylvain Chiodo et Maxence Fachaux ont brillé lors de leur participation à la finale du championnat de France de para-judo adapté, qui se tenait à Laon (Aisne).
Les deux licenciés au Judo-Club de Melun, à Melun (Seine-et-Marne) ont décroché une belle médaille de bronze. Ils racontent.
La compétition
Cette participation au championnat de France, c’était un peu la rencontre entre deux générations de judokas. D’un côté, il y a Sylvain Chiodo, qui pratique le judo depuis près de 40 ans. De l’autre, un « petit jeune », Maxence Fachaux, qui suit sa deuxième année sur les tatamis.
Le premier est atteint d’une trisomie, le deuxième d’un trouble du spectre autistique. Mais qu’importe. Au Judo-Club de Melun, ils s’entraînent comme tout le monde, et comme on dit ici « ils secouent comme les autres lors des entraînements ».
C'est quoi, le judo adapté ?
Vous vous posez forcément la question : en quoi ça consiste, le judo adapté ? « Le sport en lui-même ne change pas, c'est du judo tout ce qu'il y a de plus classique. Ce qui change, c'est la pédagogie plus ''personnalisée''. Je vais prendre les élèves à part après l'explication générale pour qu'ils assimilent. Mais ils s'entraînent avec le reste du groupe », présente Patrick de Cruz, l'entraîneur.
Et c’est ensemble qu’ils ont participé aux différentes compétitions, que ce soit à Saint-Cyr-l’École (Yvelines), Chelles, ou Béthune (Pas-de-Calais), qui les ont menés jusqu’à cette grande finale à Laon.
Là-bas, on ne comptait pas moins de 250 combattants venus de tout le pays. « C’était un peu stressant au début, avec la pesée, le monde, l’appréhension. Et on a aussi inversé les passages », explique ainsi Sylvain Chiodo, qui dit ensuite avoir été « à fond ».
Maxence Fachaux, lui, y est allé dans un état d’esprit « cool ». « Et tous les deux se sont très bien défendus et très bien battus, ils ont fait un beau parcours », se félicite Jean-François Fachaux, le père de Maxence, qui a accompagné les deux hommes lors de la compétition.
Pour preuve, tous les deux ont décroché une médaille de bronze, chacun dans sa catégorie. Ainsi, Sylvain Chiodo concourait en -73 kg vétéran, quand Maxence Fachaux participait en + 100 kg surclassé vétéran. Pour ce dernier, c’était même la première compétition de cette envergure.
Des effets notables
Au-delà de la compétition, leur venue en cours, chaque semaine, présente un réel effet sur eux, alors que la proposition du sport adapté est encore très rare. « Sylvain a commencé le judo à 8 ans, pour le canaliser. On avait essayé le football mais ça n’avait pas fonctionné », se souvient Réjane, sa maman.
Pour Maxence Fachaux, l’histoire est similaire. « Il a tout de suite été accepté, dès sa première venue. Il a trouvé ici un esprit qu’il n’y a pas ailleurs. Aujourd’hui, il est plus canalisé, et il a travaillé sur sa frustration. Par exemple, il gère mieux la défaite », reconnaissent ses parents. Preuve que le sport est un facteur d’émancipation…
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 month_ago
129


























.jpg)






French (CA)