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À Dammarie-lès-Lys, Youssef Amrani pratique la boxe. Il enchaîne les performances, et il représentera la France dans une compétition internationale, en Autriche, en septembre.
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Par Paul Varenguin Publié le 29 juin 2026 à 22h02
Ne vous fiez pas à son sourire et à son humeur joviale. Dès qu’il commence un match, plus rien ne l’arrête, et il se donne à fond.
Lui, c’est Youssef Amrani. Cet habitant de Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne) cumule les titres en full, en boxe thaï et en kick-boxing, depuis qu’il participe aux compétitions avec son club, le Fight boxing aventure. Il s’est qualifié pour la WMAC World championships 2026, compétition internationale qui se déroulera en Autriche du 17 au 20 septembre 2026.
Sportif dans l’âme
Lorsqu’on lui demande quand il a commencé la boxe, il ne peut pas répondre. Ce dont il est sûr, en revanche, c’est que « ça fait bien longtemps ! ». Originaire de Trappes, dans les Yvelines, il pratiquait ce sport, comme ses frères, comme un « besoin ». « J’ai toujours aimé mais je ne peux pas vraiment l’expliquer. Mais ce que je peux dire, c’est que je ne peux pas m’en passer, et que cela permet de me dépenser, c’est très physique », explique celui qui est âgé de 36 ans.
Alors, évidemment, s’inscrire dans un club de boxe a été l’une de ses premières actions en arrivant à Dammarie-lès-Lys, voilà quatre ans. Son choix ? Le club Fight boxing aventure, fondé en 2008 par Youcef Braham, notamment champion de France de full-contact, devenu entraîneur.
Mais, sans qu’il ne sache vraiment pourquoi, il ne s’est lancé dans les compétitions que récemment, il y a environ un peu plus d’un an et demi. « J’aurais pu me lancer par moi-même, mais je pense que je ne voulais pas doubler mon entraîneur », justifie-t-il.
Je m’entraîne trois heures chaque soir, sans compter les week-ends. C’est aussi beaucoup de sacrifices, car je vais représenter la France.
Ce qui est certain, c’est que son arrivée dans le milieu de la compétition paye. S’il perd son premier combat, il garde le moral, et, de son propre aveu, « c’est monté crescendo, après ». D’ailleurs, il n’y a qu’à voir son palmarès, qu’il expose dans sa salle à manger. « J’ai eu ma première victoire lors d’un gala, et je crois que cela m’a donné un coup de boost », rembobine celui qui aide aussi aux entraînements des petits, le mercredi.
Depuis, les succès s’enchaînent. Si les diplômes, ceintures, et autres coupes s’accumulent, il n’en fait pas grand état. Ce n’est même pas la peine de lui demander quand il a remporté telle ou telle compétition, ça ne le marque pas. Par contre, ce papa se montre fier lorsqu’il montre le diplôme de sa fille, encore adolescente. « Elle est championne de France + 60 kilogrammes filles en kick-boxing light », sourit-il.

Lui n’est pas en reste : plusieurs fois champion de France en kick-boxing, également vainqueur de la coupe de France en kick-boxing, vice-champion de France en Muay-thaï… Bref, un conseil : n’allez pas trop l’embêter !
En route vers un titre international
Mais, s’il a une fierté, c’est sans doute celle de participer à la WMAC world championships 2026, qui aura lieu en Autriche en septembre prochain.
Pour lui, la nouvelle est tombée à l’issue du championnat de France de kick-boxing – où il est sacré champion de France chez les poids lourds pour la deuxième année consécutive – qui se tenait à Thionville (Moselle) les 16 et 17 mai derniers. « Je me suis entraîné dur pour ça, et je reste confiant », confie-t-il.
Justement, cela représente, pour lui, énormément de travail. « Je m’entraîne trois heures chaque soir, sans compter les week-ends. C’est aussi beaucoup de sacrifices, car je vais représenter la France. Il faut donc que je m’en donne les moyens, et je continuerai l’entraînement pendant les vacances, même si cela est synonyme de sacrifices. C’est moins de temps en famille, moins de sorties avec les amis… », continue-t-il.
Mais si le gymnase François-Cevert, dans le quartier de la Justice, devient peu à peu sa première maison tant il s’entraîne, il estime qu’une part de son succès revient à ses entraîneurs et à l’équipe du club, sans qui, peut-être, il n’aurait pas atteint ces sommets. « Je peux aussi remercier l’entraîneur, Youcef Braham, mais aussi Joaquim et Fathi. Ils me font confiance, et cela m’aide », souligne-t-il.
Il n’a plus qu’à enfiler ses gants, et à bien s’échauffer, pour obtenir une nouvelle médaille !
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