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Les musulmans de partout en Saskatchewan célèbrent la fin du ramadan et le début de l’Aïd el-Fitr. À Saskatoon, l'événement a réuni tant de membres d'une communauté en pleine croissance que l'organisation a dû tenir plusieurs séances de prières vendredi.
Plus de 12 000 personnes ont ainsi partagé ce moment de dévotion, témoignant de l'importance de l'événement.
L'immigration est le facteur clé ayant favorisé l'augmentation du nombre de musulmans dans la Ville des Ponts. Cette année, plusieurs nouveaux arrivants, comme Maha Zitoun, ont d'ailleurs pu fêter aux côtés d'autres membres de la communauté.
La mère de famille est arrivée au pays en mai 2025 avec sa fille et son fils né au Qatar, et son mari.
Originaire de Tunisie, c’est la première fois que sa famille célèbre le ramadan au Canada. Sa première année d'intégration s’est révélée complexe, confie-t-elle.

Maha Zitouni et ses deux filles lors de la prière de l'Aïd el-Fitr.
Photo : Radio-Canada / Édith Boisvert
Bien qu'elle ait trouvé une mosquée et d’autres membres de la communauté musulmane, elle n’avait pas encore mesuré l’ampleur de cette communauté dans la Ville de Ponts.
En venant assister à la prière de l’Aïd, sa vision a changé, donnant ainsi un nouveau souffle à son expérience au Canada.
Je suis vraiment heureuse, je suis satisfaite et je sens vraiment que c'est mon deuxième pays, explique la femme.
Une croissance rapide
Ozayr Raazi a été au premier rang pour voir cette communauté croitre. Son père fait partie des organisateurs de la prière de l’Aïd.
Je me souviens quand j'étais petit, nous avions une petite [salle] à Prairieland pour notre prière, puis nous avons agrandi une plus grande [salle], raconte le jeune homme de 21 ans.
Pour pouvoir accueillir tous les participants vendredi, deux séances de prières étaient prévues dans une salle de plus de 3700 m2. Or, quelques instants avant que la dernière prière ne débute, les organisateurs ont dû refuser l'entrée à des fidèles et ont improvisé une troisième séance de prières.
Célébrer malgré les obstacles
Bien que la communauté s'agrandit, participer à ce mois de prescriptions religieuses n’est pas sans difficulté, surtout pour ceux qui doivent coordonner les études et leur foi.
C'est le cas de Houda Raazi, jeune sœur d'Ozayr Raazi, âgée de 16 ans. À l'école secondaire qu'elle fréquente, elle doit se conformer aux horaires des examens et trouver la motivation de respecter les exigences du ramadan.

Ozayr et Houda Raazi ont toujours souligné la fin du ramadan, du plus loin qu'ils se souviennent.
Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel
Son frère rappelle que jeûner à Saskatoon est une expérience très différente selon qu'on le fait en été ou en hiver.
Quand j'ai commencé à faire le jeûne, c'était dans l'été, c'était les jeûnes de 18 heures, alors c'est vraiment difficile, explique-t-il.
Si la communauté musulmane est bien implantée dans des centres urbains comme Saskatoon, ce n'est pas la même histoire pour des plus petites localités.
À Gravelbourg, une petite ville sans mosquée, des fidèles sont obligés de parcourir une longue distance pour vivre la fin du ramadan avec d'autres coreligionnaires.
C'est le cas de Souleymane Lamine Ndiaye qui a parcouru 90 km jusqu'à Moose Jaw pour pouvoir terminer le ramadan selon les rites de l'islam.
On essaie de voir pour mettre les choses en place parce que beaucoup de musulmans qui viennent ne restent pas longtemps parce qu'il n'y a pas de mosquée, assure le néo-Saskatchewanais.
Avec des informations de Vincent Savard


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