Le logisticien des attentats du 13-Novembre, qui a été transféré dans une prison belge, pourrait être prochainement placé sous bracelet électronique. Une éventualité qui scandalise Jean-François Dymarski, dont le fils a été tué au Bataclan.

La rédaction - Aujourd'hui à 09:00 - Temps de lecture :

Jean-François Dymarski a perdu son fils Mathias, 22 ans, lors des attentats du 13-Novembre. Il était au Bataclan avec sa compagne Marie Lausch, 23 ans, elle aussi décédée. Photo RL/EBRA/Maury Golini Jean-François Dymarski a perdu son fils Mathias, 22 ans, lors des attentats du 13-Novembre. Il était au Bataclan avec sa compagne Marie Lausch, 23 ans, elle aussi décédée. Photo RL/EBRA/Maury Golini

« Que dire à part être écœuré ? » Jean-François Dymarski, dont le fils Mathias a été tué en 2015 au Batacalan, peine à y croire : Mohamed Bakkali, le logisticien des attentats du 13-Novembre, pourrait être prochainement libéré. « Il a été jugé, il doit accomplir sa peine », estime cet habitant de Metz, interrogé par Le Républicain Lorrain

Mohamed Bakkali, le seul djihadiste condamné deux fois par la justice française pour deux attentats distincts, est impliqué dans l’attentat déjoué du Thalys du 21 août 2015, ainsi que dans celui du 13 novembre 2015, ayant entraîné la mort de 132 personnes à Paris et Saint-Denis. En septembre 2022, le parquet national antiterroriste (Pnat) a fusionné ses deux peines au maximum légal de 30 ans.

« Nous, notre peine est à vie. »

Le Belgo-Marocain a ensuite demandé à être transféré en Belgique, où il n'est pas concerné par une période de sûreté. Conséquence : il est admissible à des permissions de sortie et éligible à un bracelet électronique. Selon Le Monde, sa possible libération conditionnelle sera discutée lors d'une audience, prévue en septembre.

« Comment ne peut-il ne pas y avoir d’harmonisation européenne ? », s'indigne Jean-François Dymarsk. Le sexagénaire « ne croi(t) pas du tout » que Mohamed Bakkali ait pu changer et se dit prêt à se mobiliser pour empêcher sa libération. « Nous avons montré que ces assassins n’auraient pas notre haine. Mais ils n’auront pas non plus notre pardon. Nous, notre peine est à vie. », souligne ce papa endeuillé.

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