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Série : Hyrox, marathon, ultra-trail... les sports d’endurance et de dépassement de soi séduisent de plus en plus d’adeptes [1/3] - Julie, Santana et Violette s’entraînent quotidiennement pour réaliser leurs objectifs. Elles racontent.
Audrey Vermorel - 15 avr. 2026 à 07:00 - Temps de lecture :
Courir 42 kilomètres, enchaîner des épreuves mêlant course et exercices physiques, parcourir des dizaines – voire des centaines – de kilomètres en pleine nature… Ces dernières années, les défis sportifs extrêmes comme courir un marathon, réaliser un Hyrox ou un ultra-trail connaissent un succès grandissant. Le sport n’est pas seulement une activité physique que l’on pratique pour se maintenir en forme : c’est aussi un dépassement de soi. Lorsqu’elle a commencé la course il y a une dizaine d’années, Julie n’imaginait pas que cette activité l’amènerait à réaliser des marathons à travers le monde aujourd’hui. « Mes enfants étaient rentrés à l’école et avaient leur activité, j’avais très envie d’avoir la mienne également. L’avantage avec la course, c’est qu’il n’y a pas de contraintes horaires. J’ai juste eu besoin d’enfiler une paire de baskets pour m’y mettre », retrace-t-elle.
Très vite, elle y prend goût, progresse, s’inscrit à un semi-marathon (21,0975 km) puis un marathon (42,195 km). « Dès que j’ai réussi à atteindre un objectif, j’ai eu envie de recommencer, d’aller plus loin », relate la Mosellane de 41 ans. Elle rempile l’année suivante et compte désormais sept marathons à son actif. Un par an ne lui suffit plus, elle aimerait même en réaliser deux chaque année. Pour ne pas se lasser de celui de Metz, qu’elle commence à bien connaître, elle s’inscrit à des marathons dans d’autres pays. « Ça a été le déclic pour m’autoriser à partir seule, y aller pour mon objectif sportif et non pour ma famille. Et puis c’est une autre façon de découvrir une ville », glisse-t-elle.
« Si je ne mets pas ma séance de sport en priorité, je n’ai pas le temps »
Mais la marathonienne ne s’est pas arrêtée à cet objectif. Pour éviter les blessures et protéger son dos, elle commence le renforcement musculaire et découvre l’Hyrox. Encore méconnue du grand public, cette discipline, un mélange de course à pied et d’exercices musculaires, commence à émerger en France. Un sport très exigeant qui demande une forte préparation physique : il faut enchaîner une course à pied de huit kilomètres parcourus en huit fois un kilomètre, entrecoupés d’exercices.
L’Hyrox, mêlant course et exercices, est une discipline extrêmement physique. Photo d'illustration Sipa/Julian Del Salto
Avec son travail et sa vie de famille, son planning est millimétré, mais Julie s’y tient : elle s’entraîne quotidiennement et ne saute jamais une séance. Deux fois par semaine, elle s’entraîne pour l’Hyrox et le reste du temps, elle court. « Mon jour de repos, c’est un footing lent, plaisante-t-elle. Si je ne mets pas ma séance de sport en priorité, je n’ai pas le temps. C’est une nécessité, il faut se l’imposer. » La compétition et la réussite d’un objectif sont indispensables pour Julie : « c’est ce qui me donne ma motivation. C’est aussi pour me prouver que j’en suis capable, que je peux me dépasser », affirme-t-elle.
Sortir de sa zone de confort
Se dépasser, explorer ses limites, se prouver que l’on est capable de réaliser une performance, même en souffrant : c’est aussi ce que Santana, 38 ans, veut aller chercher en pratiquant l’Hyrox. Adepte depuis un an, elle a déjà participé à une compétition à Stuttgart, en Allemagne, en novembre dernier, et prépare la prochaine à Lyon, le mois prochain. « C’est physique, c’est dur mais c’est aussi un vrai dépassement de soi ! Aller chercher le meilleur au fond de soi pour en tirer de la force et performer, c’est une satisfaction », affirme cette habitante du Haut-Rhin.
Violette participera à sa première compétition officielle d’Hyrox en binôme dans un peu moins de 15 jours. Cette habitante de la Loire de 39 ans a découvert cette discipline dans sa salle de sport, il y a un an. Depuis, elle essaye de s’entraîner trois à quatre fois par semaine tout en continuant à pratiquer la course à pied, qu’elle a démarré il y a trois ans, même pendant les vacances ! Pour cette comptable, gendarme réserviste et maman de deux enfants, le planning est, comme Julie, bien chargée, entre le travail, la vie personnelle et ses activités sportives. « Ce n’est pas une contrainte pour moi, c’est une passion », assure-t-elle. Si elle n’a pas d’objectif de performance, elle aime se voir progresser et réussir. « Quand j’étais adolescente, j’étais en surpoids et j’ai reçu beaucoup de moqueries. Aujourd’hui, c’est une revanche, je veux prendre soin de moi, le faire pour ma santé et sortir de ma zone de confort », confie-t-elle.
Des habitudes sportives quotidiennes qui sont devenues des addictions pour les deux femmes. « À la fin de mes séances, on ressent de l’adrénaline, une fierté. C’est aussi ce qui me pousse à y retourner », raconte Violette, qui veut désormais faire une course officielle par mois dans sa région. Julie, elle, à peine un objectif réalisé, a besoin de se projeter dans un nouveau défi. Elle rempilera cette année pour marathon de Metz et décollera en mars 2027 pour le marathon de Rome.


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