Dans le monde, certains pays bénéficient de très larges réserves d’eau douce. En revanche, la consommation dépasse largement la capacité de régénération naturelle dans de nombreux pays, principalement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces pays sont donc en situation de « stress hydrique » voire même de pénurie.
Une répartition inégale de l’eau douce
Si l’eau recouvre environ 70% de la surface de notre planète, l’eau douce est finalement extrêmement rare à l’échelle globale. En effet, cette dernière représente seulement 2,5 à 2,8% de l’eau totale. Vitale pour les humains et certains secteurs comme l’agriculture, cette ressource est souvent difficile d’accès ou se trouve dans des nappes souterraines non renouvelables. Parfois, cette eau est au cœur de tensions géopolitiques, c’est pourquoi depuis un certain nombre d’années, des spécialistes traitent de problématiques touchant à un sujet très particulier : les guerres de l’eau (ou conflits hydriques), dont l’intensité devrait grandir dans un futur très proche.
Sans surprise, l’eau douce est répartie de façon inégale sur Terre, si bien que les pays ne se trouvent pas sur un pied d’égalité face à cette ressource. Le 28 mars 2026, le média Visual Capitalist a publié une infographie sur le sujet, un document reprenant les données d’Aquasat, le système mondial d’information de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dédié aux ressources en eau et à la gestion de l’eau agricole.
L’infographie (visible ci-dessous) montre donc les disparités entre les différents pays du monde. Chaque pays présente un pourcentage et ceux dépassant les 100% témoignent d’un déséquilibre plus ou moins prononcé entre la consommation d’eau douce et les réserves disponible – ou leur capacité de régénération naturelle. La plupart du temps, ces pays « en dépassement » tentent de combler leur manque en surexploitant les nappes phréatiques ou en ayant recours au dessalement de l’eau de mer, une pratique notamment très couteuse et énergivore.
Crédit : Visual Capitalist / FAO
Le Koweït décroche la palme de la pénurie d’eau
Comme le montre l’infographie, l’écrasante majorité des pays en stress hydrique ou en pénurie d’eau douce se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, là où le climat est aride et désertique. Or, pas moins de 17 pays dépassent les 100%, celui le plus gravement touché (et de loin) étant le Koweït avec un taux assez incroyable de 3 850,5%. Viennent ensuite les Émirats Arabes Unis (1 509,9%), l’Arabie Saoudite (974,2%), la Libye (817,1%), ainsi que le Qatar (431%).
Les autres pays en dépassement sont concernés dans une moindre mesure, puisque ceux-ci se situent en dessous des 200%. Citons notamment le Yémen (169,2%), l’Algérie (144,8%), l’Égypte (141,2%), le Bahreïn (133,7%) ou encore Israël (129,7%). Cependant, il faut savoir que certains pays en dépassement se trouvent en Asie Centrale, comme le Turkménistan (135,5%) et l’Ouzbékistan (123%). En ce qui concerne les pays dont la consommation ne dépasse pas la capacité de régénération naturelle mais dont le taux reste proche des 100%, il existe des difficultés relatives au maintien d’un équilibre fragile. Des pays comme la Tunisie, le Sri Lanka, la Corée du Sud ou encore l’Iran sont dans ce cas.
Enfin, parmi les pays les mieux lotis face à la ressource eau douce (les plus proches de 0%), nous retrouvons des pays tels que le Congo Brazzaville, le Canada, l’Islande, la Norvège, la Bolivie, la Colombie, l’Angola, le Pérou, l’Australie, ou encore la Russie et la Mongolie. En ce qui concerne la France, le « château d’eau » est plutôt bien fourni puisque le pays affiche un taux de 21,4%.


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