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Sting retrouve Stewart Copeland et Andrew Summer… au tribunal

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Il y a cinquante ans – leur rencontre date de 1976 – Stewart Copeland et Gordon Matthew Sumner, dit Sting se croisaient pour la première fois. Le premier, américain, rêve de monter, à Londres, une petite formation punk. Le second, qui donne plutôt dans le jazz fusion, a pour projet de s'installer dans la capitale. Un bœuf plus tard, ils se rendent compte que, musicalement, ils sont faits pour s'entendre. À l'époque, la guitare est tenue par un Corse, Henry Padovani. Le trio devient quatuor, sous le nom de The Police, avec l'arrivée d'un second guitariste, Andrew Summers.

Le Corse a déjà lâché l'affaire quand The Police enregistre son premier album, en 1978. Y figurent les singles "Roxanne" (du nom de l'héroïne de Cyrano de Bergerac) et "Can't Stand Losing You", deux chansons censurées : la première parle d'une prostituée, la seconde, de suicide.

Une question de droits d'auteur

Cela n'empêchera pas The Police de partir en tournée aux États-Unis et de sortir, en novembre 1978, Outlandos d'Amour. La suite est connue : "Message in a Bottle", "Walking on the Moon", "Every Little Things She Does is Magic", "Invisible Sun". Le groupe enchaîne les tubes.

Le premier album de The Police, sorti en 1978.

Le premier album de The Police, sorti en 1978. ©D.R.

Mais la pression est énorme, tout comme les ego des protagonistes et, après des tournées épuisantes et des sessions en studio de plus en plus sinistres, ils décident, en 1984, de se séparer, chacun travaillant à ses projets personnels. Hélas !, le divorce ne va pas se faire à l'amiable et, plus de quarante ans après, le torchon brûle toujours. À tel point que ce 14 janvier, Sting et ses anciens comparses vont se retrouver devant la Haute Cour de Londres, pour tenter de régler un différend financier qui n'en finit pas.

Stewart Copeland et Andrew Summers estiment, en effet, qu'ils ont été floués, ne touchant pas les sommes dues sur les redevances du streaming, de la radio, de la télévision, etc., pour des chansons comme "Roxanne" ou "Every Breath You Take". Rien que cette dernière rapporterait à Sting plus de 600 000€ par an.

C'est toute la question des droits d'auteur qui est au cœur du procès qui les oppose puisque ni le guitariste ni le batteur ne sont crédités comme co-auteurs des chansons parmi les plus connues du répertoire de The Police. Les deux plaignants affirment que le groupe a conclu un "accord oral" pour partager les revenus en 1977, qui a ensuite été formalisé par des contrats écrits en 1981, 1995 et 2016. Et qu'à ce titre, ils devraient toucher des droits d'exécution publique (streaming, radio, etc.) et la redevance dite "mécanique" (vente de vinyles, CD,… ). Sting, de son côté, réfute ces accusations et estime qu'ils n'ont pas été sous-payés. Que du contraire puisque les avocats de Sting soutiennent même qu'en réalité, Summers et Copeland pourraient lui devoir de l'argent qui leur aurait été versé en trop.

  • Sting sera en concert le 25 juillet au Francofolies de Spa. L'événement est complet.

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