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Par Le Figaro avec AFP
Le 6 février 2026 à 11h37
Le groupe automobile explique ces charges exceptionnelles
par une surestimation de son rythme de ventes de voitures électriques.
Le plongeon de Stellantis. L’action du constructeur automobile franco-italo-américain subit ce vendredi sa pire chute en Bourse depuis l’introduction du titre en 2021 après avoir annoncé des charges exceptionnelles sur son exercice 2025. À la Bourse de Paris, l’action était en baisse de 23% vers 10h40, arrivant au prix de 6,28 euros l’action, soit près de 80% de moins qu’à son pic atteint en mars 2024.
En perte de vitesse, le constructeur automobile a annoncé qu’il allait passer des charges exceptionnelles colossales de 22 milliards d’euros dans ses résultats 2025, expliquant avoir notamment surestimé le rythme de ventes de voitures électriques. «C’est le coût d’un “reset” profond mais nécessaire de notre entreprise pour remettre les clients au centre de tout ce que nous faisons et pour soutenir une croissance rentable», a expliqué Stellantis, qui en 2024 avait dégagé un bénéfice net en baisse de 70%, à 5,5 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, l’action du titre a fondu de presque 34%. Pour les analystes de la banque Oddo BhF, «alors qu’un “reset” était largement attendu, (...) l’ampleur des annonces du jour dépasse largement les hypothèses les plus prudentes», ont-ils réagi vendredi. «Nous estimions les charges additionnelles à 7 milliards d’euros», ont-ils rappelé.
Le secteur auto entraîné dans cette baisse
Le reste du secteur automobile européen est entraîné vendredi dans cette baisse, l’action de Volvo perdant 3,92% à Stockholm, celle de Renault 3,85% à Paris et celle de Volkswagen 2,23% à Francfort. Ces charges massives feront mécaniquement passer le groupe dans le rouge, et équivalent presque au cumul des bénéfices nets 2023 (18,6 milliards) et 2024. Le groupe précise que 14 milliards de charges portent notamment sur la révision de la ligne de produits aux États-Unis.
Stellantis suit l’exemple des américains General Motors et Ford, qui ont tous deux annoncé ces dernières semaines l’inscription de charges exceptionnelles liées à la révision de leurs ambitions dans les véhicules électriques, de 19 milliards sur trois ans pour Ford et de 7 milliards pour fin 2025 pour General Motors. Le marché de l’électrique aux États-Unis est pénalisé par les décisions de l’administration Trump, qui a réduit les exigences en matière d’émissions polluantes et mis fin à une aide fédérale à l’achat.


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