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Invitée vendredi sur une émission Twitch, la candidate mélenchoniste à la mairie de Paris a asséné que l’ex-frondeuse disposait de «quelques avantages», avant de s’en prendre à l’édile socialiste de Paris Centre.
Passer la publicité Passer la publicitéL’ex-frondeuse Clémentine Autain sait qu’elle n’est plus la bienvenue dans la maison mélenchoniste. Sophia Chikirou lui en a encore fait la démonstration vendredi dernier sur le plateau de la chaîne Twitch «Zawa Talk», où elle était érigée dans le titre du live en «future maire de Paris». Passant en revue le cas des «purgés» Insoumis, la candidate à l’Hôtel de Ville a comparé la députée de Seine-Saint-Denis, qui siège désormais sur les bancs écologistes, à une «princesse», sous-entendant par là qu’elle aurait des privilèges naturels.
«Tu as des gens ils se présentent, ils ont quelques avantages que peut-être moi je n’ai pas. Quand tu as les yeux noirs, les cheveux noirs et que tu parles un peu fort, c’est sûr que ce n’est pas la douceur du blond, des yeux bleus. Il y a un vrai contraste, j’avoue», a étayé Sophia Chikirou à propos de son ancienne collègue, dont le passé a pourtant été marqué par le suicide de sa mère quand elle avait 12 ans et un viol survenu dans sa vingtaine. Pour prouver la «dureté» dont elle dit être victime par rapport aux autres, l’Insoumise est notamment revenue sur son «erreur» d’avoir traité de «tafioles de merde» des journalistes sur une boucle WhatsApp en 2018 lorsqu’elle était à la tête du Média, web-télé proche de Jean-Luc Mélenchon. «Je me le ramasse depuis huit ans, on me dit que je suis homophobe», a-t-elle lancé.
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« Emmanuel Grégoire est tenu prisonnier par Ariel Weil »
Juste avant, c’était une autre frondeuse, Raquel Garrido, qui était passée sur le gril de la mélenchoniste. «Il fallait la supporter, il fallait l’encaisser quand elle était chez nous», a-t-elle chargé, taxant au passage l’ex-députée LFI de «plaie». Revenant sur la campagne parisienne, Sophia Chikirou s’est ensuite attardée sur le maire socialiste de Paris Centre, Ariel Weil, étendard de la gauche anti-LFI. «Emmanuel Grégoire est tenu prisonnier par Ariel Weil. C’est celui qui a déclaré : “Je préfère qu’on perde plutôt qu’on fasse alliance avec La France insoumise”», a-t-elle assuré. Puis d’encourager son rival du PS à se «débarrasser» de l’élu parisien qu’elle qualifie de «sectaire».
En janvier, elle avait déjà accusé le cofondateur du «Cercle socialiste des amis d’Israël» de «soutenir un gouvernement génocidaire» et de se «soumettre à l’argent qui provient de fonds d’investissement ou de pays étrangers». «Passionnément antisémite, CQFD : le sang, l’argent… dommage d’avoir omis que j’avais un grand nez», s’était indigné Ariel Weil sur X. Le proche de Bernard Cazeneuve avait par la suite été ciblé par l’eurodéputée Rima Hassan, qui l’avait accusé de défendre «une idéologie coloniale sioniste» et le présentant comme né en «Palestine occupée».


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