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Par Loris Boichot, envoyé spécial à L’Île-des-Pins (Nouvelle-Calédonie)
Le 28 juin 2026 à 19h11
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REPORTAGE - Dans ce fief touché par les émeutes de 2024, une large majorité de votants ont choisi des candidats indépendantistes aux élections provinciales, dimanche, malgré des aspirations différentes entre les « jeunes » et les « vieux ».
Passer la publicitéPrès du monument aux « morts pour la France » entouré de statues kanakes, Enrick Koutchaoua arrive devant le bureau de vote numéro deux de L’Île-des-Pins. Pour ses premières élections provinciales de Nouvelle-Calédonie, ce dimanche 28 juin, cet homme de 22 ans choisit « Kanaky pour tous ». La liste du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS). « On est obligés de voter, sinon ça ne va jamais changer », glisse-t-il, la tête dans sa capuche.
Pendant les saccages déclenchés le 13 mai 2024, il a rejoint les émeutiers indépendantistes de la tribu de Saint-Louis, près de Nouméa. Dans cette zone d’affrontements avec les forces de l’ordre - trois Kanaks y ont été abattus par le GIGN, sur les 14 morts enregistrés pendant les violences -, il dit avoir vu « l’armée, la vraie armée de France », la « puissance coloniale » : « Ils nous traitent carrément de terroristes, alors qu’on n’est que des jeunes qui savent qu’on est chez nous. » Depuis, il assume…


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