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Il s'est fait connaître avec un documentaire diffusé sur Netflix qui raconte sa quête pour la vie éternelle. L'entrepreneur Bryan Johnson a annoncé souffrir d'un syndrome thyro-gastrique. De quoi s'agit-il ?
Il s'est fait connaître en dépensant des sommes astronomiques pour inverser le processus de vieillissement. Depuis plusieurs années, Bryan Johnson s'est lancé dans le projet Blueprint, un protocole extrême qui doit lui permettre de rajeunir. Le milliardaire, star du documentaire de Netflix « Don't die : l'homme qui voulait être éternel », a annoncé sur X souffrir d'une maladie auto-immune.
Bryan Johnson : comment ce multimillionnaire a transformé son corps pour ralentir le vieillissement
Bryan Johnson, multimillionnaire américain de 47 ans, a investi 2,5 millions de dollars dans une quête anti-âge révolutionnaire. Sa transformation physique spectaculaire intrigue autant qu'elle enchante. Mais à quoi ressemblait cet entrepreneur avant de se lancer corps et âme dans cette odyssée de la jeunesse éternelle ? Plongeons dans le passé pour découvrir l'étonnante métamorphose de cet homme d'affaires obsédé par la longévité.... Lire la suite
« Mon estomac se mange lui-même, a-t-il écrit sur le réseau social. C'est ce qu'on appelle la gastrite auto-immune (GAI) ». Il s'agirait plus précisément d'un syndrome thyro-gastrique. Johnson, qui a revendu Baintree à Paypal en 2013 pour 800 millions de dollars, explique avoir été diagnostiqué d'une hypothyroïdie à l'âge de 21 ans.
Bad news #1:
I have an autoimmune disease. My stomach is eating itself.
Bad news #2:
2–5% of people have this, too. Likely more, because it hides.
Good news:
I'm going to try and solve it. Will share all.
As a kid, I ate sugar cereal, drank sugary soda, and gobbled down… pic.twitter.com/EbJ8a916uS
Sur le site de l’association française des malades de la thyroïde, le Dr Jean-Marc Comas, endocrinologue, explique qu'il recherche systématiquement une gastrite auto-immune chez ses patients atteints de thyroïdite de Hashimoto. « Le syndrome auto-immun thyro-gastrique (SAT) décrit dans les années soixante par Tudhope et Wilson, est l'association auto-immune d'une atteinte thyroïdienne (maladie de Hashimoto ou maladie de Graves- Basedow) et d'une atteinte de la muqueuse gastrique (maladie de Biermer) chez un même patient », explique le spécialiste.
Quels sont les symptômes de l’anémie ?
Bryan Johnson, lui, explique avoir été diagnostiqué en mai dernier mais ne sait pas depuis quand il en souffre. « La GAI provoque des lésions irréversibles : carences nutritionnelles, anémie et, à long terme, un risque accru de cancer », détaille-t-il. Dans la maladie de Biermer, les anticorps sont dirigés contre les cellules de l'estomac mais aussi ce qu'on appelle le « facteur intrinsèque », une substance permettant l'absorption de la vitamine B12.
Selon l'hôpital Jules-Verne de Nantes, cette maladie associe une gastrite chronique atrophique, c'est-à-dire une inflammation chronique de la muqueuse gastrique entrainant une atrophie (diminution du volume de la muqueuse de l'estomac) et une anémie liée à une carence en vitamine B12 (qui sert à fabriquer le globule rouge).
Les patients présentent les symptômes de l'anémie : fatigue, essoufflement à l'effort, palpitations, pâleur, sensation de malaise... Également indispensable pour les nerfs, une carence en vitamine B12 peut aussi être responsable de troubles neurologiques. Les personnes atteintes présentent aussi des symptômes digestifs comme la perte d'appétit, la perte de poids, des nausées, des troubles du transit.
La maladie de Biermer ne se soigne pas. Mais elle peut être bien contrôlée par un traitement qui repose essentiellement sur une supplémentation en vitamine B12.
Séquencer un million de cellules immunitaires
Bryan Johnson entend lui séquencer ses cellules de l'estomac afin de découvrir le récepteur de chaque lymphocyte et découvrir quelles cellules se retournent contre lui. Il s'agit d'une technologie de pointe appelée single-cell sequencing et qui permet l'analyse de l'information génétique à l'échelle d'une seule cellule.
« Séquencer 1 million de cellules immunitaires individuelles nous permet de lire le motif exact des dents sur chaque clé unique. C'est important pour ma gastrite auto-immune (AIG) car un peloton spécifique de soldats rebelles a développé des clés qui déclenchent une attaque sur la muqueuse de mon estomac. Pour l'instant, nous ne savons pas qui ils sont. Ce test nous informera de quels soldats sont devenus rebelles et m'attaquent de l'intérieur. Une fois que nous connaîtrons le soldat et la clé, nous saurons quelle voie thérapeutique emprunter pour les neutraliser », explique Bryan Johnson.


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