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La Ville de Shawinigan a l’intention de déposer une demande de révision de la décision du Tribunal administratif du travail rendue en décembre. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
La Ville de Shawinigan suspend avec salaire le superviseur aux travaux publics reconnu coupable d'agression sexuelle qu’elle devait réintégrer dans ses fonctions à la suite d’un jugement du Tribunal administratif du travail (TAT) et entend demander une révision judiciaire de la décision.
Le 19 décembre dernier, le TAT avait ordonné la réintégration de Julien Leclerc dans les 30 jours.
Or, mardi soir, les membres du conseil municipal de Shawinigan ont adopté une résolution visant à imposer une suspension avec rémunération à cet employé à compter du 21 janvier 2026.
La Ville se justifie par le fait qu’elle a pris connaissance de la décision le 22 décembre, soit juste avant le congé des Fêtes, selon ce qui a été présenté lors de la séance du conseil. La suspension, d'une durée indéterminée, se poursuivra jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur la suite du dossier.
La Ville confirme en outre avoir l’intention de déposer une demande de révision du jugement administratif.
Questionné avant la séance du conseil, le maire Yves Lévesque n’a pas voulu commenter la suspension de l’employé.
À l’automne 2024, Julien Leclerc a été condamné à deux ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable d’avoir violé en 2022 une femme endormie à ses côtés.
La Ville de Shawinigan l’avait suspendu avec salaire dès sa condamnation, avant de le congédier, citant un abus de confiance, un manque de jugement et de transparence ainsi que l'atteinte à la crédibilité de la Ville.
Le juge administratif Christian Drolet a conclu en décembre dernier que le congédiement de cet employé n’était pas justifié.
Avec les informations de Valérie Gendron


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