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France 04/08/2026 11:20 Actualisé le 04/08/2026 11:50
Les températures excessivement élevées de juillet ne sont pas la seule donnée remarquable dans le dernier bilan de Météo-France.
Par Timothée Barnaud avec AFP

FREDERIC SCHEIBER / Hans Lucas via AFP
Les 46 °C ont été atteints à Toulouse le 29 juillet 2026.
Un record supplémentaire qui témoigne du jamais-vu de cet été 2026. Le mois de juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, a annoncé Météo-France ce mardi 4 août, ainsi que l’un des plus secs, illustrant un changement climatique dont les effets s’intensifient.
Avec une température moyenne de 24,9 °C, le mois dernier dépasse les précédents records de la canicule d’août 2003 (24,8 °C) et de juillet 2006 (24,4 °C), a annoncé Météo-France.
L’excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - qui interviennent elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines - atteint, comme en juin, + 3,8 °C. « Il s’agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée » jamais enregistrée après celle de février 1990 (4 °C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.
Des températures qui ne sont jamais redescendues
Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première du 4 au 19 juillet, « remarquable par sa durée », est la 3e plus longue vague de chaleur connue par le pays. La seconde, démarrée le 28 juillet, est toujours en cours.

Météo-France
« La journée du 12 juillet a été la plus chaude » du mois de juillet, indique Météo France, « avec une valeur de 28,1 °C en moyenne sur 24 h pour l’indicateur thermique des températures ». En comparaison, il avait culminé à 30 °C les 24 et 25 juin.
Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scenario « privilégié », indique Météo-France, qui note cependant que cela « n’implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur ».
Un déficit quasi-record de pluie...
Avec un déficit de pluie de près de 70 %, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielle des sols que connaît le pays depuis deux mois.
Fin juillet, « les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés » en août 2022. Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85 % de déficit) et juillet 2020 (75 %).
Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l’agriculture et favorise les départs et la propagation de feux. Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d’hectares et d’habitation en Gironde.
... et un ensoleillement « accablant »
Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l’intérieur du Var, sur la Côte d’Azur ainsi qu’en Corse. L’Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d’épisodes orageux les 16 et 25 juillet.
Mais sur l’ensemble du pays, c’est un « soleil accablant », constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d’ensoleillement de 35 % en moyenne sur le pays, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (40 %).
Ce phénomène « constitue un facteur aggravant de la sécheresse des sols », explique Météo France, qui rappelle que « l’absence de précipitations, combinée à un fort rayonnement et à des températures très élevées accentue la dynamique d’assèchement et la demande en eau des végétaux ».


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