Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 80 % des adultes se déclarent favorables à la vaccination – un chiffre solide, mais en légère baisse par rapport aux 84 % enregistrés en 2021. Des disparités persistent aussi selon le niveau d’éducation et la situation financière, ce qui montre l’importance de continuer à informer largement et simplement.

En partenariat avec Destination Santé - 30 avr. 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

La vaccination, c’est l’un des outils les plus puissants dont dispose la médecine pour protéger les populations. Photo Fabian Sommer/Dpa/Sipa

La vaccination, c’est l’un des outils les plus puissants dont dispose la médecine pour protéger les populations. Photo Fabian Sommer/Dpa/Sipa

Une augmentation du nombre de cas d’infections invasives à méningocoques a été constatée ces dernières années. Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Certains méningocoques peuvent parfois provoquer une maladie très grave comme une méningite ou une septicémie qui peut être mortelle ou laisser des séquelles importantes (paralysie, retard mental…). Face à cette situation, le calendrier vaccinal 2026 renforce significativement la stratégie de protection :

  • Les enfants nés après 2023 doivent obligatoirement être vaccinés contre les méningocoques ACWY et B.
  • Un rattrapage est prévu pour les enfants de 2 à 4 ans, même ceux déjà vaccinés contre le seul méningocoque C.
  • La vaccination ACWY est recommandée pour tous les adolescents de 11 à 14 ans, et un rattrapage est prévu pour les 15-24 ans.

Depuis septembre 2025, ce vaccin peut être administré en même temps que le vaccin HPV, directement au collège, gratuitement.

Malgré ces mesures, les couvertures chez les jeunes restent très insuffisantes : seulement 17 % des 11-14 ans et à peine 8 % des 15-24 ans sont vaccinés. Il y a urgence à combler ce retard.

HPV : désormais remboursé jusqu’à 26 ans

Le vaccin contre les infections à papillomavirus humains (HPV) – responsables de plusieurs cancers, dont le cancer du col de l’utérus – était jusqu’ici prioritairement recommandé entre 11 et 14 ans. Bonne nouvelle : le rattrapage est désormais élargi à tous les jeunes, hommes et femmes, jusqu’à 26 ans révolus. Il est pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie.

Les chiffres progressent : en 2025, 61,6 % des jeunes filles de 15 ans avaient reçu une première dose (contre 58,4 % en 2024), et 46 % des garçons du même âge (contre 36,9 % en 2024). Une belle avancée, mais l’objectif fixé à 80 % de couverture d’ici 2030 implique d’accélérer encore.

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