Dans une étude publiée le 18 mai dans le Journal of the American Medical Association, des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) montrent qu’une simple prise de sang pourrait permettre de mieux détecter certains cancers du poumon.

En partenariat avec Destination Santé - 21 mai 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

  • Actuellement, le dépistage du cancer du poumon repose principalement sur la tomodensitométrie à faible dose, une méthode d’imagerie qui permet une détection précoce et donc de réduire la mortalité chez les personnes les plus à risque (celles qui fument depuis longtemps ou qui ont fumé pendant une longue période, celles qui souffrent d’une maladie pulmonaire obstructive chronique…).Photo Adobe Stock

    Actuellement, le dépistage du cancer du poumon repose principalement sur la tomodensitométrie à faible dose, une méthode d’imagerie qui permet une détection précoce et donc de réduire la mortalité chez les personnes les plus à risque (celles qui fument depuis longtemps ou qui ont fumé pendant une longue période, celles qui souffrent d’une maladie pulmonaire obstructive chronique…).

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  • Cependant, comme le souligne le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dans un communiqué le 18 mai 2026, « de nombreux cancers du poumon surviennent chez des personnes ayant des antécédents de tabagisme qui ne sont pas éligibles au dépistage, ce qui limite l’impact du dépistage ».Photo Adobe Stock

    Cependant, comme le souligne le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dans un communiqué le 18 mai 2026, « de nombreux cancers du poumon surviennent chez des personnes ayant des antécédents de tabagisme qui ne sont pas éligibles au dépistage, ce qui limite l’impact du dépistage ».

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  • Le CIRC, en collaboration avec The Lung Cancer Cohort Consortium LC3, un vaste consortium de 25 cohortes du monde entier, a donc cherché une solution pour mieux cibler les personnes à risque. L’idée, utiliser des biomarqueurs présents dans le sang.Photo Adobe Stock

    Le CIRC, en collaboration avec The Lung Cancer Cohort Consortium LC3, un vaste consortium de 25 cohortes du monde entier, a donc cherché une solution pour mieux cibler les personnes à risque. L’idée, utiliser des biomarqueurs présents dans le sang.

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Actuellement, le dépistage du cancer du poumon repose principalement sur la tomodensitométrie à faible dose, une méthode d’imagerie qui permet une détection précoce et donc de réduire la mortalité chez les personnes les plus à risque (celles qui fument depuis longtemps ou qui ont fumé pendant une longue période, celles qui souffrent d’une maladie pulmonaire obstructive chronique…).

Cependant, comme le souligne le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dans un communiqué le 18 mai 2026, « de nombreux cancers du poumon surviennent chez des personnes ayant des antécédents de tabagisme qui ne sont pas éligibles au dépistage, ce qui limite l’impact du dépistage ».

Le CIRC, en collaboration avec The Lung Cancer Cohort Consortium LC3, un vaste consortium de 25 cohortes du monde entier, a donc cherché une solution pour mieux cibler les personnes à risque. L’idée, utiliser des biomarqueurs présents dans le sang.

Le test sanguin, un outil complémentaire

Les scientifiques ont mis au point un modèle appelé INTEGRAL-Risk. Il combine des informations classiques comme l’âge et l’historique tabagique avec l’analyse de 13 protéines détectées dans le sang. Ces protéines étant associées à un futur cancer du poumon.

En suivant près de 3 700 participants ayant des antécédents tabagiques, les chercheurs ont comparé le modèle INTEGRAL-Risk à des méthodes existantes permettant de déterminer qui est éligible au dépistage du cancer du poumon par tomodensitométrie (comme des questionnaires…).

Résultat : INTEGRAL-Risk a permis d’identifier 85 % des cancers du poumon survenant dans l’année suivante. À titre de comparaison, les outils basés sur des questionnaires atteignent environ 70 %.

Les chercheurs insistent toutefois sur un point : ce test sanguin n’a pas vocation à remplacer le scanner, mais à mieux orienter son utilisation. En identifiant plus précisément les personnes à haut risque, il pourrait permettre de détecter davantage de cancers. « Les résultats fournissent des preuves solides que les biomarqueurs sanguins pourraient jouer un rôle important dans la prochaine génération de stratégies de dépistage du cancer du poumon », conclut le CIRC.

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