NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Tout indique que l'haltérophile acadienne Josée Gallant devra faire une croix sur son rêve olympique. À 25 mois des Jeux de Los Angeles, un règlement de Weightlifting Canada Haltérophilie (WCH) l'écarte de l'équipe nationale.
La fédération dicte que, pour représenter le pays sur la scène internationale, les membres doivent vivre au Canada pour une période de six mois et un jour.
Mais Josée Gallant, qui est originaire de Campbellton, s'entraîne en permanence à Bordeaux, en France, depuis plus d'un an. Elle a quitté son emploi à Truro, en Nouvelle-Écosse, pour obtenir de meilleures conditions d'entraînement et de vivre comme athlète à temps plein.

Josée Gallant, lors de la compétition Power Contest 2025.
Photo : Josée Gallant
Ce déménagement l'empêche donc de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2028. La décision a été difficile à avaler au départ.
Si je suis complètement honnête avec vous, l'haltérophilie n'est pas un sport national au Canada, explique-t-elle. Déjà, avant, je m'entraînais seule, dans mon coin, en Nouvelle-Écosse. Donc, je me dis, c'est quoi la différence? Que je m'entraîne ici ou là-bas, je ne vois pas plus l'équipe.
L'athlète de 34 ans était prête à participer aux camps et aux stages de l'équipe nationale.
Dans mon cœur, je suis Canadienne, ça ne change rien.
Il y a un mince espoir si l'Acadienne revient au Canada. Mais ses conditions d'entraînement ne seraient plus les mêmes qu'en Europe.

Josée Gallant, lorsqu'elle vivait à Truro, s'entraînait seule. Ses entraîneurs, à Toronto, faisaient des ajustements à distance. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
La dernière fois qu'elle a représenté le Canada, c'était aux championnats du monde en octobre dernier. Sa performance l'a déçue, avec une 18e place au classement.
J'aurais aimé terminer sur une meilleure note, laisse tomber Josée Gallant.

En 2024, Josée Gallant a remporté une médaille d’or en soulevant 88 kilos à l’arraché lors des Championnats canadiens d’haltérophilie.
Photo : Radio-Canada / Paul Légère
Des blessures et la maladie avaient ralenti sa préparation à ce moment.
C'est la deuxième fois que l'haltérophilie voit son rêve olympique heurter un mur. En 2024, à quelques mois des Jeux de Paris, sa catégorie de poids des 55 kg a été exclue des compétitions.
Et maintenant, voilà que des circonstances non reliées à ses performances lui font obstacle.
Dans un vide
Josée Gallant ne peut plus représenter le Canada et elle ne peut pas obtenir la citoyenneté d'un autre pays.
Il y a tout un processus de transition à respecter, il faudrait que je représente ce pays pendant un an avant de pouvoir essayer de faire des championnats internationaux.
La saison de qualification pour les Jeux olympiques commence en septembre et le temps manque.
L'Acadienne souligne que, de changer de pays, ce n'est pas en discussion.
Une saison de transition
Josée Gallant se dit maintenant en paix avec les règlements de WCH.
Les lois, c'est les lois et il faut les accepter. Je les ai acceptées. Je prends ça positivement.
C'est faire preuve d'une grande sérénité.

Josée Gallant, après sa victoire aux Championnats de France Élite Seniors.
Photo : Gracieuseté : Josée Gallant
Après tout, la Canadienne s'est expatriée en France pour maximiser ses chances de devenir meilleure. Et voilà que tout cela joue contre elle.
Les compétitions sont plus nombreuses, plus relevées et les distances sont moins grandes à parcourir.
Samedi dernier, elle a gagné les championnats de France Élite Seniors chez les 58 kg.

La Canadienne Josée Gallant, à droite, et la Française Ophélie Cailleau, à gauche, ont remporté l'or chez les 58 kg des Championnats de France élite seniors. Gallant a gagné la compétition à titre d'invitée tandis que Cailleau est la championne française.
Photo : Josée Gallant
Mais, n'étant pas citoyenne française, sa médaille d'or a été remportée comme invitée. Elle était la meilleure de France, mais elle n'est pas championne de France.
Ça aussi, ça fait mal au cœur, remarque-t-elle. Tu gagnes des compétitions, mais, comme je ne suis pas française, c'est celle qui termine en deuxième place qui est déclarée championne de France.
L'Acadienne garde le moral et n'arrête pas l'entraînement.
J'ai eu beaucoup de plaisir cette saison, analyse Josée Gallant. Je reviens à mes barres, mes performances, d'avant les blessures.
Elle s'est jointe à un club en Allemagne, à Obrigheim, qui participe à une ligue d'haltérophilie, la Bundesliga. Oui, du même nom que la ligue de soccer.
L'haltérophilie est même plus populaire que le soccer dans cette ville! De 1500 à 1600 personnes assistent aux compétitions. C'est très plaisant!
Le club, SV Germania, est le plus prestigieux de ce pays, selon les médias locaux.
L'ambiance est différente : les applaudissements sont soutenus, les gens regardent les tournois en prenant une bière.
Ses prochains objectifs seront personnels.
J'aimerais faire un arraché à 110 kilos et un épaulé-jeté à 120 kilos. Mon parcours n'est certainement pas fini. Mais qui je représenterai? Comment? Quand et où? Je ne sais pas encore.
Radio-Canada Acadie a contacté Weightlifting Canada Haltérophilie pour une réaction, mais la demande est demeurée sans réponse.


8 hour_ago
30



























.jpg)






French (CA)