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Cette deuxième demi-finale du Top 14 a vu les Montpelliérains prendre le meilleur sur ceux du Stade français (25-15). Les joueurs de Joan Caudullo affronteront le Stade toulousain pour le gain du bouclier de Brennus.
La rédaction avec AFP - Hier à 23:06 | mis à jour hier à 23:45 - Temps de lecture :
Plus de 66 000 personnes avaient garni les travées du Stade vélodrome de Marseille, ce samedi 20 juin, pour assister à la deuxième demi-finale du TOP 14. Et au lendemain de la victoire du Stade Toulousain face au Racing 92 (71-17), c'est Montpellier Hérault rugby (MHR) qui s'est qualifié pour la finale du Top 14, en battant le Stade français 25-15. Héraultais et Toulousains se disputeront le bouclier de Brennus samedi 27 juin, au Stade de France.
Plus solide, plus froid et plus précis, Montpellier est venu à bout du Stade français après une deuxième demi-finale bien plus incertaine, mais globalement dominée et maîtrisée. Les Héraultais joueront leur quatrième finale de Top 14, la première depuis leur sacre surprise de 2022, et il s'agira d'un remake de celle de 2011, que Toulouse avait gagnée.
Le travail de Caudullo
Alors qu'ils restaient sur 22 victoires lors des 25 derniers matchs, les Héraultais ont confirmé qu'ils étaient poussés par une vraie dynamique et ont fini par user les Parisiens, dominés et très souvent pénalisés. Pour le MHR, il s'agit d'un spectaculaire rebond, alors que le club était au bord du gouffre il y a deux ans, n'évitant la relégation que d’extrême justesse lors d'un barrage tendu contre Grenoble.
Le mérite en revient largement au manager Joan Caudullo, qui a bâti un collectif irréprochable qui, samedi encore, n'a vraiment pas laissé grand-chose aux Parisiens : ceux-ci n'ont plus marqué un point après le premier quart d'heure.
Entre deux équipes qui se ressemblent, revenues de loin et construites sur le jeu direct, la défense, la conquête et l'esprit de revanche, le scénario annoncé était fait de solidité, de sérieux et de discipline.
Mais finalement, il n'y a pas une mêlée avant la demi-heure, les deux équipes ont égaré quantité de lancers en touche et, dans un premier temps au moins, les défenses ont régulièrement été transpercées plein axe.
« Ici, c'est Paris ! »
Et si le Vélodrome n'a pas vu la farandole d'essais des Toulousains la veille, il y a donc parfois eu du jeu.
Après un échange de pénalités, Montpellier a ainsi frappé le premier avec Tom Banks, envoyé à l'essai par son ouvreur Domingo Miotti, après une feinte de passe (10-3, 11e).
Les Parisiens ont immédiatement réagi, avec deux essais signés Tawera Kerr-Barlow (13e) puis Peniasi Dakuwaqa (15-10, 15e), qui sur l'aile droite et en bout d'action, pénalisait un très mauvais lancer en touche héraultais, une des constantes de la première période.
Deux nouvelles pénalités de Miotti ont ensuite replacé le MHR devant (16-15 à la pause). Après le repos, Miotti a pourtant continué à punir les fautes parisiennes, alors que les Héraultais, plus féroces et plus précis, ont petit à petit gommé les scories de la première période.
Profitant notamment des difficultés persistantes des Parisiens sur leurs propres lancers, l'équipe de Caudullo a donc poursuivi sa minutieuse entreprise de destruction de la résistance adverse pour prendre une première petite marge (22-15, 53e).
Et après une énorme frayeur, lorsque l'arbitre a refusé après un long visionnage vidéo un essai en contre du Parisien Joseph Marchant, les Montpelliérains se sont de nouveau installés dans le camp d'en face, qu'ils n'ont presque jamais quitté après la pause.
Dominateurs en mêlée, ils ont obtenu une dernière pénalité, réussie par Leo Coly, pour clore les débats (25-15, 72e). « Ici c'est Paris ! », avait lancé avant le coup d'envoi le facétieux speaker du Stade Français. « Ici, c'est Montpellier ! », lui a répondu celui d'en face au coup de sifflet final.


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