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Par Le Figaro
Le 7 juin 2026 à 23h19
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L’Allemand a, au bout du match de la peur, remporté son premier titre du Grand Chelem contre l’Italien Cobolli. Un trophée qui va lui servir.
Après un smash raté de Flavio Cobolli qu’il a accompagné du regard, Alexander Zverev est tombé à la renverse. Foudroyé par l’émotion. Délesté du poids de la quête. Après 4h16 d’un match, il a remporté 6-1, 4-6, 6-4, 6-7 (5/7), 6-1 la finale de Roland-Garros, le premier titre en Grand Chelem de sa carrière (après trois défaites en finale) et abandonné le valeureux italien à sa déception. Le match, en cinq sets comme en 2025, n’a jamais atteint les sommets de la finale Alcaraz-Sinner mais il a offert une dramatique prenante en posant dos à dos des joueurs qui n’avaient plus beaucoup de forces dans les jambes.
Après avoir séché ses larmes, profité du protocole, hurlé en soulevant la coupe, savouré avec ses proches, Alexander Zverev est venu se raconter, deux heures après la fin du match. Avec un large sourire. Avec légèreté («J’ai un peu bu»). Il a fait une photo de la coupe des Mousquetaires, avant de s’asseoir. Dans son regard brillaient l’éclat de la réussite et la force de la fierté. Dans ses mots, le soulagement d’une récompense longtemps attendue. À 29 ans, l’Allemand qui a, en finale (6 aces mais 9 doubles fautes; 73% de points inscrits sur son 1er service), comme durant le tournoi, su s’appuyer sur son service (7,8 aces de moyenne par match ; 72% de points inscrits en moyenne sur son 1er service) pour aller cueillir les fruits de sa ténacité.
La balle de match
«C’était une combinaison de différentes choses. Tout d’abord, j’avais du mal à croire que j’avais gagné, puis j’ai vu mon box, tout le monde était en train de fêter ça. J’ai vu mon père lever les bras. Ça m’a frappé d’un coup, je suis tombé sur le sol et toutes les émotions sont arrivées d’un coup. C’est un Grand Chelem très spécial pour moi, à la fois positivement mais aussi je me souviens de moments très difficiles dans ma carrière tennistique. Je me souviens d’avoir perdu en finale de Grand Chelem ici, d’avoir été allongé avec une blessure (demi-finale 2022) dont je ne savais pas si je pourrais me remettre. Ce sera sûrement l’un des moments les plus importants pour moi.»
Les crampes dans le 4e set
«J’avais l’impression de ne pas jouer aussi bien que je le voulais, de ne pas jouer au même niveau que les matchs précédents et puis j’étais nerveux. Je pense que c’est humain. Ces crampes m’ont aidé, parce que mon esprit s’est relâché, j’ai commencé à frapper de manière plus offensive. Tout cela à cause des crampes, je ne pouvais plus rester tendu. Il fallait que je me relâche. J’avais mal physiquement, même si je ne pense pas que les crampes étaient véritablement physiques. C’était davantage mental. J’étais tendu. C’était émotionnel. Et je me suis laissé aller. J’ai lâché mes coups un peu plus et j’ai gagné. Je suis heureux de cela, heureux d’être assis pour la première fois à côté de ce merveilleux trophée.»
De 2025 à 2026
«J’ai commencé à bien rejouer l’an dernier à Vienne (finaliste, en octobre), parce que j’avais eu des problèmes physiques. J’avais du mal avec mon tennis, je ne jouais pas bien. Il est certain que ce trophée va beaucoup m’aider à croire en moi. Je suis très loin de ce moment de l’année dernière. L’an dernier, ça a été l’un des moments les plus difficiles de ma carrière tennistique alors qu’aujourd’hui, c’est le plus heureux, très différent.»
Le soulagement et une liberté nouvelle ?
«Très jeune, j’ai gagné des Masters 1000. Pour les Grands Chelems, cela a pris plus longtemps. Quoiqu’il m’arrive, je serai désormais toujours un champion de Grand Chelem, personne ne pourra m’enlever ça. Cela me donne, c’est vrai, une certaine liberté, peut-être quand je jouerai une finale, même si je perds, je me dirai : ‘’Tu restes un champion de Grand Chelem.’’ Si j’avais perdu aujourd’hui, j’aurais vraiment perdu beaucoup confiance en moi.»
Cobolli, physiquement touché aussi
«Non, je m’en suis rendu compte seulement après le match quand on s’est parlé, quand il me l’a dit. J’étais plus préoccupé par mon niveau physique.»
Une coupe partagée
«Je pense que c’est vraiment un effort de famille et d’équipe. J’ai la même équipe depuis au moins 12 ans avec le même préparateur physique, le coach encore plus longtemps. Donc, tout le monde mérite ce trophée. »


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