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Des inquiétudes évidentes mais pas (encore ?) de panique. Tel était le sentiment qui prédominait ce lundi matin à la reprise des cotations sur les marchés boursiers de la planète, après un week-end marqué par l'offensive militaire des États-Unis et d'Israël sur l'Iran et l'extension du conflit, faisant craindre un embrasement régional.
"Des marchés sous pression"
À l'ouverture, les places européennes ont ouvert sur des reculs de 2,5 à 3 %. À la clôture, le rouge vif prédominait partout : -2,17 % à Paris, -2,56 % à Francfort, -1,20 % à Londres et – 1,42 % à Bruxelles. À Wall Street, les reculs étaient plus limités avec un repli de l'indice phare d'un peu moins de 1 %. Tous les professionnels du marché étaient d'accord lundi sur un point : la clé de l'onde de choc de ce conflit sur les places financières dépendra en grande partie de sa durée. "Nous sommes au-devant d'une période d'incertitude qui devrait alimenter la volatilité sur les marchés pétroliers et financiers pendant un certain temps, et ce d'autant plus que ces tensions géopolitiques s'ajoutent à un contexte déjà fébrile en raison de questions existentielles de ces dernières semaines autour de l'impact de l'intelligence artificielle sur nos économies et nos entreprises. Les marchés d'actions devraient, dans ce contexte, rester sous pression, alors que les marchés obligataires et l'or devraient apporter une diversification bienvenue", analysait lundi Vincent Juvyns, Chief Investment Strategist chez ING Belgium dans une note d'analyse consacrée à l'impact des événements du week-end sur les marchés financiers.
"Les turbulences actuelles peuvent offrir, lorsque les tensions seront retombées, des opportunités d'achat."
Et d'ajouter : "Il ne faut surtout pas céder à la panique, car malgré une augmentation de la volatilité à court terme, ce type d'événements géopolitiques a généralement eu un impact limité dans le temps sur les marchés financiers". Et de prendre l'exemple des deux guerres du Golfe : après celles-ci, un portefeuille diversifié affichait une surperformance moyenne, par rapport aux liquidités, de 13,5 % après un an et de 28,6 % après trois ans. "Les turbulences actuelles peuvent offrir, lorsque les tensions seront retombées, des opportunités d'achat", conclut Vincent Juvyns.
Chocs géopolitiques
Même son de cloche du côté des experts de chez Puilaetco. "Nous déconseillons de réagir de manière impulsive aux nouvelles géopolitiques", écrivaient ainsi Ilya Vercammen et Nicolas Heusicom, respectivement Chief Strategist et Investment Specialist chez Puilaetco.
"On n'est pas encore dans un scénario apocalyptique pour les marchés""Les données compilées sur plusieurs décennies montrent que les marchés actions subissent souvent une faiblesse temporaire à la suite de chocs géopolitiques, mais tendent à se redresser lorsque les investisseurs recentrent leur attention sur les moteurs sous-jacents tels que la croissance économique, les bénéfices des entreprises et la politique monétaire. Dans de nombreux cas, les rendements boursiers à moyen terme se révèlent comparables à ceux observés en l'absence de tels événements", ajoutent-ils encore.
L'avenir nous dira si c'est aussi le cas avec ce nouveau conflit.
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