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La nomination de Richard Martel à titre de sénateur a continué de susciter des réactions mercredi, même si le principal intéressé a fait savoir qu’il n’accordera pas d’entrevue avant quelques jours. Selon le spécialiste de politique québécoise et canadienne Frédéric Boily, le Saguenay–Lac-Saint-Jean ne retirera pas de bénéfices avec la présence de l’ancien député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord au Sénat.
C’est ce que le professeur titulaire du Campus Saint-Jean de l’Université d’Alberta a avancé au micro de l’émission Place publique.
Non, ce ne sera pas le rôle de Richard Martel d'arriver avec des projets novateurs et d'être capable de faire avancer certains dossiers. Ce n'est pas le rôle d'un sénateur. Le rôle d'un sénateur, c'est d'examiner les projets de loi qui sont d'abord présentés par le gouvernement et qui peuvent être présentés aussi par un autre député de l'opposition, et par conséquent, bien, ils sont plutôt à la fin de la chaîne qu'au début de la chaîne, a-t-il analysé.
Lors de son annonce mardi, l’ancien député de Chicoutimi-Le Fjord avait écrit dans une publication sur Facebook qu’il allait continuer de travailler pour sa région, le Québec et le Canada.

Le professeur de science politique à l'Université de l'Alberta Frédéric Boily (Archives)
Photo : Radio-Canada
Tout comme l’a estimé l’ancien sénateur Michael Fortier mercredi matin, Frédéric Boily croit lui aussi que la nomination de Richard Martel par le premier ministre vise à nuire au Parti conservateur du Canada (PCC), qui a déjà perdu quelques députés au profit des libéraux.
Ça continue de semer la pagaille à l'intérieur du camp conservateur parce qu’après avoir réussi à trouver des transfuges conservateurs pour se joindre au Parti libéral, maintenant il continue le même exercice, mais cette fois-ci en nommant un député conservateur sénateur. Donc ça vient encore créer de la suspicion à l'intérieur du camp conservateur, parce qu'on va probablement encore surveiller s'il va y avoir d'autres départs, a-t-il soutenu.
Rappelons que les règles de nomination ont été changées par rapport à l’époque Trudeau pour permettre de nouveau la sélection de personnes qui ont fait de la politique active au sein d’un parti.
Des citoyens contents
Richard Martel était en poste depuis 2018, lui qui a été élu à quatre reprises sous la bannière du PCC.
Des citoyens rencontrés près d'une épicerie dans l'arrondissement de Chicoutimi ont salué sa nomination comme sénateur par le premier ministre Mark Carney.
C'est vraiment son choix à lui. Moi, les conservateurs, je ne les suivais pas trop trop. En tout cas, je trouve qu'il s'est bien placé, il a un bel emploi, a dit un premier homme interrogé.
C'est un avancement pour lui, si c'est dans ses valeurs, a enchaîné une dame.
Moi, je suis content pour lui, vraiment. [...] Je le connais un peu, puis je suis sûr qu'il va être à l'aise dans sa nouvelle fonction. Moi je le félicite, a affirmé un autre électeur.
Ça lui permet de poursuivre sa carrière politique, a conclu une dernière électrice.
Stéphane Proulx lève la main
Le candidat libéral défait aux dernières élections fédérales dans Chicoutimi-Le Fjord, Stéphane Proulx, souhaite de nouveau représenter le Parti libéral du Canada (PLC) dans l'élection complémentaire à venir dans cette circonscription. Il avait terminé au troisième rang, mais à seulement 3 % derrière.
L’actuaire de formation a publié un communiqué de presse tôt mercredi matin dans lequel il se présente comme candidat à l'investiture libérale dans le comté, même si la procédure n’a pas été officiellement lancée par le parti.
Les citoyens de Chicoutimi–Le Fjord méritent un député qui sera présent sur le terrain et influent à Ottawa. Je suis prêt à relever ce défi et à travailler avec le gouvernement du premier ministre actuel, M. Mark Carney, afin d'obtenir des résultats concrets pour notre région, a-t-il écrit.

Stéphane Proulx aimerait de nouveau être le candidat libéral dans Chicoutimi-Le Fjord. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier
Stéphane Proulx souhaite faire avancer les dossiers prioritaires de la région avec un représentant élu du parti au pouvoir à Ottawa.
Sept élections fédérales partielles seront nécessaires au cours des prochains mois.
Selon ce qui est mentionné sur le site Internet du PLC, la période d’investiture est à présent ouverte dans plusieurs circonscriptions orphelines à l’échelle du pays.
Il est possible d’y remplir une demande de trousse de candidat à l’investiture.
Avec Roby St-Gelais et Nicolas St-Pierre


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