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Alors que les professeurs de l’Université Laurentienne sont en grève depuis le lundi 19 janvier 2026, un rassemblement en appui aux membres en grève s’est tenu dans le Grand Sudbury.
Des membres d’associations de professeurs d’universités de partout au Canada se sont déplacés pour se joindre aux lignes de piquetage de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne(APPUL) afin de marquer la première semaine de leur grève.
Nous sommes là pour soutenir nos collègues de l’APPUL, explique Robin Gendron, président de l’Association des professeurs de l'Université Nipissing à North Bay.
Personne ne souhaite faire grève, surtout par une température de -20 degrés, mais les enjeux sont extrêmement importants, précise-t-il.

Robin Gendron est le président de l’Association des professeurs de l'Université Nipissing.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Il est extrêmement important que toutes les facultés se serrent les coudes. Car nous savons que ce qui se passe ici pourrait se produire prochainement dans nos propres établissements.
Envoyer un message clair au conseil des gouverneurs
Yalla Sangaré, trésorier de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), est quant à lui venu de la Nouvelle-Écosse pour exprimer sa solidarité envers ses collègues de l’Université Laurentienne.
« Nous trouvons que ce qui se passe ici est très sérieux. […] Nous sommes aussi ici pour envoyer un message clair au conseil des gouverneurs de cette université là qu’il faut que cette situation là soit réglée dans les délais les plus rapides pour les étudiants, pour les profs, pour la communauté, pour les francophones, pour les Premières Nations et pour tout Sudbury », explique-t-il.

Yalla Sangaré est venu de la Nouvelle-Écosse.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Il craint pour la réputation de l’Université Laurentienne si la situation tarde à s’améliorer.
Ce n’est pas bon pour la réputation d’une institution. Ce qui est arrivé ici en 2021, c’est la première fois que c’était arrivé dans toute l’histoire du Canada et trois ans après vous êtes encore à la une de l’actualité pour des relations de travail exécrables, déclare-t-il.
Le 1er février 2021, l’Université Laurentienne faisait l’histoire en devenant le premier établissement postsecondaire public canadien à invoquer la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).
Des étudiants solidaires de leurs enseignants
Quelques étudiants comme Evelyn Stewart qui étudie en architecture ont également décidé de soutenir leurs professeurs.
On veut vraiment juste être debout avec la faculté et puis nos profs. Ils travaillent très fort pour être là pour nous et nous enseigner, souligne-t-elle.

Des étudiants et étudiantes comme Evelyn Stewart soutiennent leurs professeurs en grève.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
On n’a pas de profs et l’on n’a pas de cours. C’est difficile d’apprendre et de faire ce qu’on aime, lance pour sa part Morgan Smith, lui aussi étudiant en architecture.
L’Association des professeurs et professeures de l’Université Laurentienne affirme qu’elle réclame des conditions de travail justes, après avoir effectué des concessions pour maintenir l’établissement durant le processus d’insolvabilité il y a quelques années.
C’est dommage que le conseil des gouverneurs n’ait pas adhéré à notre vision d’une meilleure et d’une université plus forte. Ce que nous demandons, ce sont des conditions de travail juste et équitable. Ni plus ni moins, affirme Fabrice Colin, président de l’APPUL.
Il est temps que le conseil des gouverneurs reconnaisse le sacrifice de nos membres.
Dans une déclaration écrite, l’Université Laurentienne avait indiqué qu’elle a présenté une offre juste, raisonnable et viable compte tenu des circonstances.
Avec les informations d'Espérance Fatuma


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