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TRIBUNE - À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la candidate (LR) à la Mairie de Paris dénonce le «féminisme d’affichage» de l’équipe Hidalgo-Grégoire et propose des pistes concrètes pour rendre Paris plus sûre pour les femmes, comme la vidéoprotection dans 100% des rues.
Quand une femme hésite à rentrer seule le soir ou change d’itinéraire pour éviter certaines rues, ce n’est pas l’expression d’un simple malaise. C’est une liberté fondamentale qui recule, la liberté la plus élémentaire, celle de circuler librement dans sa propre ville.
À Paris, cette réalité n’est plus contestable. Plus d’une femme sur deux dit avoir peur dans les rues de Paris. Derrière les chiffres, il y a des gestes ordinaires, des habitudes et des stratégies d’évitement que les femmes ont intériorisées : changer de trottoir, accélérer le pas, baisser les yeux pour éviter de croiser des regards insistants, éviter de porter certaines tenues, adapter ses horaires, rentrer chez soi en taxi plutôt qu’à pied ou en transports en commun. J’ai été la première et la seule à dénoncer le fait que les femmes soient exclues de quartiers entiers de Paris.
Cette réalité n’est pas l’apanage de quelques zones délaissées. L’insécurité a explosé partout. Dans le quartier Marx Dormoy-La Chapelle, les trottoirs sont occupés toute la journée par des groupes d’hommes et les riveraines témoignent d’agressions, verbales ou physiques, quotidiennes. Sur le Champ de Mars, des agressions sexuelles ont aussi lieu tous les jours et des touristes ont subi des viols d’une brutalité sans nom. Au Bois de Boulogne, les étudiantes de Dauphine ont renoncé à profiter de ce poumon vert de Paris et restent profondément meurtries par le viol et l’assassinat de la jeune Philippine. Alors que les violences sexuelles ont bondi de 59% depuis 2019, les Parisiennes ne tremblent pas seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour leurs filles.
Cet état de fait inacceptable a trop longtemps été ignoré par la Mairie de Paris. L’équipe Hidalgo-Grégoire a revendiqué un féminisme d’affichage, multipliant les initiatives symboliques et les effets de communication : expositions photographiques dans des quartiers que les femmes ont déserté comme Barbès-Stalingrad, installation de statues de femmes illustres comme à la Porte de la Chapelle.
Je souhaite disposer de 5000 policiers municipaux, armés, formés et pleinement mobilisés sur le terrain. Je veux que 100% des rues de Paris soient couvertes par la vidéoprotection, pour qu’il n’y ait plus aucun angle mort de la sécurité à Paris.
Le vrai sujet n’est pas la représentation symbolique des femmes dans l’espace public mais leur présence réelle et leur sécurité effective.
La première condition de l’égalité dans une ville, c’est la sécurité. Sans sécurité, il n’y a ni liberté de circuler, ni égalité dans l’usage de l’espace public. Réaffirmer cette évidence ne devrait pas être polémique. Pourtant, à Paris, cette priorité a été reléguée au second plan.
Je refuse cette résignation.
La reconquête de l’espace public par les femmes sera une priorité à Paris. Cela suppose de remettre la sécurité au cœur de l’action municipale. Je souhaite disposer de 5000 policiers municipaux, armés, formés et pleinement mobilisés sur le terrain. Je veux que 100% des rues de Paris soient couvertes par la vidéoprotection, pour qu’il n’y ait plus aucun angle mort de la sécurité à Paris. Je renforcerai l’éclairage public partout où il manque, car l’obscurité renforce le sentiment d’insécurité. Je mènerai une action déterminée contre toutes les formes de harcèlement et d’appropriation illégitime de l’espace public. Ce sera l’une des missions prioritaires que je confierai à la police municipale.
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Mais la réponse n’est pas que sécuritaire. Une ville sûre est une ville où les rues sont animées, où les commerces restent ouverts, où l’espace public est occupé par tous. Je soutiendrai le commerce de proximité et la réappropriation de nos rues, de nos places et de nos parcs.
Les femmes en ont assez que le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, soit le jour des postures et des discours incantatoires. Elles attendent des engagements concrets pour changer leur vie.
Alors, je veux dire aux Parisiennes que je changerai leur vie. Maire de Paris, je ferai de Paris une ville où l’égalité des droits est effective dans chaque rue. Car une ville féministe n’est pas une ville qui multiplie les slogans. C’est une ville où une femme peut rentrer seule chez elle, à n’importe quelle heure, sans avoir la peur au ventre.
Que les femmes me fassent confiance, Ce combat, je le mènerai.


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