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Psychologie. Vous pensez constamment que les autres ne vous apprécient pas : que faire contre le « liking gap »?

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Avez-vous déjà ressenti cette légère angoisse après une conversation avec quelqu'un que vous venez de rencontrer ? Cette petite voix qui vous dit que vous avez peut-être trop parlé, pas assez écouté, ou raconté une blague qui est tombée à plat ? Si oui, vous n'êtes pas seul. Ce phénomène porte même un nom : le liking gap. Et selon des recherches récentes, vous vous inquiétez sans doute pour rien.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 06:55 | mis à jour aujourd'hui à 08:32 - Temps de lecture :

  • En 2018, des chercheurs en psychologie sociale ont mis en lumière un phénomène qu'ils ont baptisé le liking gap (ou « écart d'appréciation » en français). Ce concept, identifié par la chercheuse Erica Boothby et ses collègues de l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) dans une étude publiée dans la revue Psychological Science, désigne un décalage systématique entre la façon dont nous pensons être perçus et la façon dont les autres nous perçoivent réellement.Photo Adobe Stock

    En 2018, des chercheurs en psychologie sociale ont mis en lumière un phénomène qu'ils ont baptisé le liking gap (ou « écart d'appréciation » en français). Ce concept, identifié par la chercheuse Erica Boothby et ses collègues de l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) dans une étude publiée dans la revue Psychological Science, désigne un décalage systématique entre la façon dont nous pensons être perçus et la façon dont les autres nous perçoivent réellement.

    Photo Adobe Stock

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  • Pour parvenir à conceptualiser  cette notion de liking gap, les chercheurs ont mené cinq travaux distincts. Dans l'un d'eux, ils ont simplement fait discuter des étudiants par paires pendant cinq minutes. Après la conversation, chaque participant devait évaluer combien il avait apprécié son interlocuteur et estimer à quel point celui-ci l'avait apprécié en retour.Photo Adobe Stock

    Pour parvenir à conceptualiser  cette notion de liking gap, les chercheurs ont mené cinq travaux distincts. Dans l'un d'eux, ils ont simplement fait discuter des étudiants par paires pendant cinq minutes. Après la conversation, chaque participant devait évaluer combien il avait apprécié son interlocuteur et estimer à quel point celui-ci l'avait apprécié en retour.

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  • Résultat ? Les participants ont systématiquement sous-estimé à quel point leur partenaire les avait appréciés. Et ce phénomène était particulièrement marqué chez les personnes timides.Photo Adobe Stock

    Résultat ? Les participants ont systématiquement sous-estimé à quel point leur partenaire les avait appréciés. Et ce phénomène était particulièrement marqué chez les personnes timides.

    Photo Adobe Stock

En 2018, des chercheurs en psychologie sociale ont mis en lumière un phénomène qu'ils ont baptisé le liking gap (ou « écart d'appréciation » en français). Ce concept, identifié par la chercheuse Erica Boothby et ses collègues de l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) dans une étude publiée dans la revue Psychological Science, désigne un décalage systématique entre la façon dont nous pensons être perçus et la façon dont les autres nous perçoivent réellement.

Pour parvenir à conceptualiser  cette notion de liking gap, les chercheurs ont mené cinq travaux distincts. Dans l'un d'eux, ils ont simplement fait discuter des étudiants par paires pendant cinq minutes. Après la conversation, chaque participant devait évaluer combien il avait apprécié son interlocuteur et estimer à quel point celui-ci l'avait apprécié en retour.

Résultat ? Les participants ont systématiquement sous-estimé à quel point leur partenaire les avait appréciés. Et ce phénomène était particulièrement marqué chez les personnes timides.

Une autre étude a révélé que ce liking gap persiste même après des conversations plus longues (jusqu'à 45 minutes), et qu'il existe également un « écart de plaisir » : nous sous-estimons aussi à quel point les autres ont apprécié notre conversation.

Mais cette façon de penser n’est pas l’apanage des adultes. En fait, le liking gap commencerait à apparaître vers l’âge de 5 ans, au moment où les enfants deviennent plus conscients de ce que les autres pensent d’eux. Ce sentiment se renforcerait par la suite.

Pourquoi sommes-nous si durs envers nous-mêmes ?

Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce phénomène :

  • La timidité et la confiance en soi. Plus la personne est timide, plus l'écart d'appréciation est important. Beaucoup ont tendance à se focaliser sur leurs erreurs et à se juger sévèrement – ​​pensant peut-être avoir trop parlé d'eux-mêmes par exemple, ce qui masque les signaux positifs émis par les autres ;
  • L'anxiété sociale : nous abordons souvent les nouvelles rencontres avec une certaine appréhension, ce qui nous prédispose à percevoir l'interaction de manière plus négative. Un phénomène accentué depuis par les réseaux sociaux où les jugements hâtifs sont légion. 
 il peut nous empêcher de demander de l'aide, de donner des retours honnêtes, ou même affecter notre satisfaction au travail.Photo Adobe Stock

Ce liking gap ne se limite pas aux conversations entre inconnus et aux premières rencontres. Les recherches démontrent qu'il existe également dans le milieu professionnel, entre collègues. Et ses conséquences peuvent être importantes : il peut nous empêcher de demander de l'aide, de donner des retours honnêtes, ou même affecter notre satisfaction au travail.

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Des implications dans la vie quotidienne et professionnelle

Ce liking gap ne se limite pas aux conversations entre inconnus et aux premières rencontres. Les recherches démontrent qu'il existe également dans le milieu professionnel, entre collègues. Et ses conséquences peuvent être importantes : il peut nous empêcher de demander de l'aide, de donner des retours honnêtes, ou même affecter notre satisfaction au travail.

Alors comment s’en sortir ? Dans la mesure où le premier « facteur de risque » est la timidité, travaillez sur la confiance en vous-même. Cela peut passer par la pleine conscience ou par le fait de répéter quotidiennement des phrases positives.

Par ailleurs, arrêtez de vous concentrer sur vous-même. Concentrez-vous davantage sur l’autre, posez-lui des questions… Enfin rassurez-vous, ce sentiment semble disparaître au fil des années. Dans le cas de l'étude de 2018, il est montré  que plus on apprend à connaître une personne, plus l'écart d'appréciation diminue. 

 Source : https://www.bps.org.uk/research-digest/liking-gap - https://www.ericaboothby.com/research/do-we-know-what-people-think-of-us

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