Le mot « résilience » est devenu très courant dans les discours sur le bien-être, le travail ou la santé mentale. On l’emploie souvent pour dire qu’il faut ‘tenir bon’, ‘rebondir’ ou ‘être fort face aux difficultés’. Pourtant, en psychologie, sa définition est plus précise, et surtout plus nuancée.

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  • Le concept de résilience vient initialement de la physique des matériaux, où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc. En psychologie, il a été adapté pour décrire la capacité d’un individu à s’adapter positivement face à un traumatisme, une perte ou une situation de stress prolongé. Les travaux d’Ann Masten notamment, professeure à l’Institute of Child Development de l’Université du Minnesota (Etats-Unis), ont montré que la résilience n’est pas un trait de personnalité fixe, mais un processus dynamique.Photo Adobe Stock

    Le concept de résilience vient initialement de la physique des matériaux, où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc. En psychologie, il a été adapté pour décrire la capacité d’un individu à s’adapter positivement face à un traumatisme, une perte ou une situation de stress prolongé. Les travaux d’Ann Masten notamment, professeure à l’Institute of Child Development de l’Université du Minnesota (Etats-Unis), ont montré que la résilience n’est pas un trait de personnalité fixe, mais un processus dynamique.

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  • Autrement dit, être résilient ne signifie pas ‘ne rien ressentir’ ou ‘aller bien en toutes circonstances’. La résilience implique en réalité une période de détresse, suivie d’une adaptation progressive. Elle peut inclure des phases de vulnérabilité, de doute ou de désorganisation avant un réajustement.Photo Adobe Stock

    Autrement dit, être résilient ne signifie pas ‘ne rien ressentir’ ou ‘aller bien en toutes circonstances’. La résilience implique en réalité une période de détresse, suivie d’une adaptation progressive. Elle peut inclure des phases de vulnérabilité, de doute ou de désorganisation avant un réajustement.

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  • En outre, la résilience dépend fortement du contexte. Elle ne repose pas uniquement sur les ressources internes d’un individu, mais aussi sur des facteurs externes comme le soutien social, les conditions économiques, la qualité des relations ou l’accès à des soins. Cela signifie qu’on ne choisit pas simplement d’être résilient. On peut en revanche essayer au maximum de développer des conditions qui rendent la résilience possible.Photo Adobe Stock

    En outre, la résilience dépend fortement du contexte. Elle ne repose pas uniquement sur les ressources internes d’un individu, mais aussi sur des facteurs externes comme le soutien social, les conditions économiques, la qualité des relations ou l’accès à des soins. Cela signifie qu’on ne choisit pas simplement d’être résilient. On peut en revanche essayer au maximum de développer des conditions qui rendent la résilience possible.

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Le concept de résilience vient initialement de la physique des matériaux, où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc. En psychologie, il a été adapté pour décrire la capacité d’un individu à s’adapter positivement face à un traumatisme, une perte ou une situation de stress prolongé. Les travaux d’Ann Masten notamment, professeure à l’Institute of Child Development de l’Université du Minnesota (Etats-Unis), ont montré que la résilience n’est pas un trait de personnalité fixe, mais un processus dynamique.

Autrement dit, être résilient ne signifie pas ‘ne rien ressentir’ ou ‘aller bien en toutes circonstances’. La résilience implique en réalité une période de détresse, suivie d’une adaptation progressive. Elle peut inclure des phases de vulnérabilité, de doute ou de désorganisation avant un réajustement.

Le contexte est important

En outre, la résilience dépend fortement du contexte. Elle ne repose pas uniquement sur les ressources internes d’un individu, mais aussi sur des facteurs externes comme le soutien social, les conditions économiques, la qualité des relations ou l’accès à des soins. Cela signifie qu’on ne choisit pas simplement d’être résilient. On peut en revanche essayer au maximum de développer des conditions qui rendent la résilience possible.

Une compétence discrète et progressive

Alors, comment être résilient en pratique ? Les travaux d’Ann Masten ont identifié ce qu’elle appelle la ‘résilience ordinaire’. Celle-ci ne repose pas sur des capacités exceptionnelles, mais sur des facteurs assez simples : des relations sociales stables, la capacité à demander de l’aide, un sentiment de continuité dans sa vie et des stratégies d’adaptation flexibles. La résilience n’est donc pas spectaculaire, elle est souvent discrète et progressive.

Elle s’exprime dans des situations très variées : après un deuil, une rupture, une maladie, une perte d’emploi ou encore un traumatisme. Mais elle ne signifie pas revenir exactement à l’état initial. Les individus peuvent se reconstruire différemment, parfois avec de nouvelles priorités ou une nouvelle perception d’eux-mêmes.

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