Les aides sur le carburant coûteront 180 millions d'euros en mai, selon le ministre des Comptes publics. Sur le terrain, les gros rouleurs jugent ces mesures insuffisantes. Entre hausse des prix et budget serré, beaucoup dénoncent un soutien trop limité face à la réalité.
Un coût en hausse pour les finances publiques. Les mesures de soutien au carburant continuent de peser sur le budget de l'État. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, annonce un coût de 180 millions d'euros pour le mois de mai, après 150 millions en avril. Ces aides incluent notamment une réduction de 20 centimes par litre pour certains automobilistes.
"Des aides dérisoires"
Dans le Nord, les bénéficiaires peinent à être convaincus. Sandrine, aide ménagère, parcourt entre 30 et 50 kilomètres par jour avec un salaire de 1.200 euros. Malgré son éligibilité, elle critique vivement le dispositif : "C'est ridicule, c'est vraiment se moquer des consommateurs. On nous le fait monter presque à 3 euros pour après nous donner des miettes."
À la pompe, le constat est similaire pour Isabelle, garde d'enfants à domicile. Elle aussi effectue de nombreux kilomètres chaque jour.
"Oui ça pourrait être une aide, mais ce n'est pas la solution. Ce n'est pas assez", explique-t-elle, pointant une hausse des prix bien supérieure à la remise proposée. Même avec la réduction, le diesel reste élevé. "Ça reste beaucoup quand même, c'est un budget."
En attendant le versement des aides, prévu en juin, certains conducteurs limitent leurs dépenses. "On met 20 euros maximum", confie cette automobiliste, dans l'espoir d’une baisse plus significative des prix à la pompe dans les prochaines semaines.


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