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Patins affûtés et bâtons en main, les joueuses de la nouvelle équipe du Rouge et Or tenaient cette fin de semaine leur camp d’entraînement en prévision du grand retour du hockey à l’Université Laval l’automne prochain.
C’est vraiment le premier week-end qu’on rassemble tout le monde, lance Pascal Dufresne, entraîneur-chef du futur programme de hockey féminin du Rouge et Or de l’Université Laval. Faut comprendre que nos filles arrivent pas mal toutes du cégep ou de différents milieux.
Je les ai toutes vues individuellement dans des visites de recrutement, mais là, de les rassembler en fin de semaine, c’est vraiment le coup d’envoi!

Après 22 saisons à la barre des Titans du cégep Limoilou, Pascal Dufresne est entré en poste en juin 2025.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
L’équipe est actuellement complète à environ 90 %, et c’est à la mi-mai que les autres joueuses seront confirmées.
« On a complété le staff d’entraîneurs dans les dernières semaines », ajoute l’entraîneur-chef, rappelant que c’était nouveau, le Rouge et Or n'ayant plus d'équipe de hockey depuis 1983.
« Un sentiment très, très plaisant »
C’est comme un rêve! lance d’entrée de jeu la défenseure Éliane Michaud, 23 ans. Je viens de Québec, donc [...] revenir à Québec, c’est un sentiment très, très plaisant.

Éliane Michaud a joué pour les Titans de Limoilou pendant trois ans, où elle a été entraînée par Pascal Dufresne. Elle a également joué pendant trois autres années pour les Gaiters de l’université Bishop’s.
Photo : Radio-Canada
Elle considère comme un avantage d’avoir joué durant plusieurs années au sein du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), de surcroît au niveau universitaire avec les Gaiters de Bishop’s.
Je connais les autres équipes, j’ai joué contre elles pendant trois ans. C’est sûr que j’ai un avantage, mais j’ai aucun stress que les autres vont s’adapter super rapidement.
Celle qui était blessée à un genou dimanche travaille fort pour rembarquer sur la patinoire en juin. Là, j’en suis à mon troisième mois post-opération [...] on verra pour la suite.

L’équipe est actuellement complète à environ 90 %, et c’est à la mi-mai que les autres joueuses seront confirmées.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Rencontrée peu de temps avant une séance d’entraînement sur glace, l’attaquante Marie-Pier Cossette se dit vraiment excitée de voir les joueuses de son équipe commencer à patiner ensemble.
Le petit camp en fin de semaine, ça nous a permis de plus nous connaître, de plus se rapprocher et d’être prêtes et arriver en août et être comme "Ok, on se connaît toutes déjà et ça va bien aller".
Cossette avait été la première joueuse à joindre officiellement les rangs du Rouge et Or en octobre dernier.

L’attaquante Marie-Pier Cossette a elle aussi joué avec les Titans de Limoilou.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Accéder au niveau universitaire représente-t-il une pression supplémentaire pour elle?
Oui, c’est sûr! dit-elle. Universitaire, c’est vraiment une coche de plus. Le jeu est plus vite, ça joue plus physique. Et il y a des filles de cinquième année, donc qui sont vraiment plus vieilles que nous, surtout qu’on est une équipe jeune parce qu’on est toutes des recrues.
J’ai hâte de voir comment ça va aller… mais on n’a pas peur, assure-t-elle.
Le premier match de l’équipe est prévu le 16 octobre prochain, où les joueuses du Rouge et Or feront face à celles des Carabins de l’Université de Montréal.
Troquer Winnipeg pour Québec
Moi, je connais aucune des filles! souffle l’attaquante Talia Jones, originaire de Winnipeg. Elle voit toutefois d’un bon œil l’année qui s’en vient au sein du Rouge et Or, et croit que le camp d’entraînement cette fin de semaine représente un bon aperçu de comment ça va être.

Âgée de 17 ans, Talia Jones est une des deux plus jeunes joueuses de l'équipe. «Ça va être un gros niveau de différence, mais je pense que je peux le faire.»
Photo : Radio-Canada
Je voulais vraiment poursuivre mon éducation en français, dit-elle lorsqu’on lui demande ce qui l’a motivée à troquer le Manitoba pour le Québec. Je pense que c’est comme un privilège d’être capable d’être bilingue. C’est pas tout le monde qui a cette opportunité.
J’ai eu beaucoup d’options [...] et j’ai choisi de venir ici.
Avec les informations de Charlotte Marschall


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