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Le marché immobilier belge semble entrer dans une phase charnière. Malgré une progression des prix au premier trimestre 2026 (+0,7 %), atteignant en moyenne 2 409 €/m², plusieurs indicateurs laissent entrevoir un ralentissement à venir dans un contexte économique plus incertain.
Cette hausse s'inscrit dans la continuité des trimestres précédents et confirme une certaine résilience du marché. Toutefois, la dynamique reste mesurée et l'inflation immobilière sur douze mois montre des signes de plafonnement, voire un léger recul depuis mars. Après la reprise marquée de 2025, ce mouvement pourrait signaler un changement de rythme.
Les disparités régionales persistent. La Flandre affiche la progression la plus soutenue (+0,9 %), tandis que la Wallonie ralentit (+0,4 %). Bruxelles, avec une hausse de +0,5 %, se situe entre les deux, mais reste en retrait par rapport à l'an dernier. La capitale continue de pâtir de prix élevés et de conditions fiscales moins favorables, limitant la capacité d'achat des ménages.
Parallèlement, le marché du crédit montre des signes d'essoufflement. Le nombre de prêts hypothécaires enregistrés a chuté de 22 % sur les deux premiers mois de l'année par rapport à 2025, selon la Centrale des crédits aux particuliers. Une baisse observée dans toutes les régions, reflet d'un durcissement des conditions de financement.
Les Belges vont devoir acheter plus petit
En cause notamment : la remontée des taux d'intérêt. Les obligations d'État belges à 10 ans ont augmenté d'environ 0,50 point de pourcentage en mars, poussant les banques à relever leurs taux hypothécaires. Les premières simulations bancaires indiquent déjà une hausse d'environ +0,30 point, réduisant le pouvoir d'achat immobilier d'environ 3 m².
L'immobilier en 2026 ? Reprise surprise à Bruxelles et plébiscite pour les appartementsLe contexte géopolitique, marqué par le conflit en Iran, accentue les incertitudes économiques et ravive les tensions inflationnistes. La Banque centrale européenne anticipe désormais une inflation de 2,6 % en 2026, au-dessus de son objectif, ce qui pourrait entraîner un resserrement monétaire supplémentaire.
Dans ce contexte, Immoweb a simulé l'impact d'un tel scénario. Cet exercice, réalisé à titre illustratif compte tenu des incertitudes actuelles et de la volatilité des taux des OLO, permet d'estimer un ordre de grandeur. Dans cette hypothèse, le pouvoir d'achat immobilier reculerait d'environ 5 m², pour atteindre 103 m², se rapprochant ainsi du seuil des 100 m².
"Si l'on considère que la hausse des taux obligataires belges à 10 ans observée en mars 2026, de l'ordre d'environ 0,50 point de pourcentage, se répercute entièrement sur les taux hypothécaires, cela entraînerait une perte d'environ 5 m² de pouvoir d'achat immobilier, rapprochant les ménages du seuil des 100 m²", explique Jonathan Frisch, économiste chez Immoweb.
Immobilier : évolution annuelle par province ©IPM GraphicsPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


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