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A priori, il ne devrait pas y avoir de raison de se faire vacciner contre le zona avant d'avoir atteint l'âge adéquat. Le gouvernement américain ne le recommande qu'aux personnes de plus de 50 ans ou à celles dont l'immunité est affaiblie par des traitements spécifiques. Mais si ce vaccin pouvait prévenir une autre maladie?
Le média Vox a analysé plusieurs études avançant que le vaccin contre le zona serait un moyen de prévenir les risques de démence, une maladie souvent associée à la vieillesse. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 57 millions de personnes étaient touchées par la démence dans le monde en 2021, un chiffre qui devrait augmenter dans de nombreux pays avec le vieillissement de la population. Une question reste sur toutes les lèvres: les risques peuvent-ils être minimisés?
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Une étude publiée en 2020 dans la revue Neurology a révélé que l'incidence de la démence chez les personnes d'ascendance européenne avait diminué d'environ 13% par décennie depuis la fin des années 1980. En 2026, une personne de 80 ans a moins de risques de souffrir de démence qu'un ancêtre qui était octogénaire il y a une ou deux générations. En 2024, une étude publiée dans The Lancet a souligné que le déclin de la maladie concerne principalement les personnes les plus diplômées.
Les chercheurs ont établi une corrélation entre l'amélioration du niveau d'éducation et des taux de démence plus bas. Depuis plusieurs années, il existe également un consensus scientifique autour d'un lien entre la démence et la santé vasculaire: ce qui endommage notre cœur ou nos vaisseaux sanguins serait, en fin de compte, ce qui abîme notre cerveau.
Le vaccin dont vous avez besoin
Avec le développement de médicaments contre l'hypertension et le cholestérol, combiné à une meilleure connaissance des maladies cardiaques et à la baisse du tabagisme, la santé cardiovasculaire s'est largement améliorée. Malgré la progression de l'obésité et du diabète, la plupart des facteurs de risque vasculaire ont diminué. Sur la même période, la prévalence des maladies neurodégénératives, dont Alzheimer, a également chuté.
Récemment, plusieurs études ont montré que les personnes ayant reçu le vaccin contre le zona avaient moins de risques de développer une démence. Une analyse datant de fin 2025 a montré que le vaccin était associé à des bénéfices allant au-delà de la prévention. Il semblait ralentir la progression de la maladie chez les patients et réduire le nombre de décès associés. Ces découvertes soulèvent encore de nombreuses questions, notamment sur le caractère genré de l'efficacité du traitement: celui-ci s'est révélé plus efficace chez les femmes, qui sont les plus touchées par la maladie.
Certaines études suggèrent un lien entre le zona et la démence. Le zona survient lorsque le virus varicelle-zona, latent dans l'organisme, se réactive. L'inflammation neuronale qui en résulte pourrait favoriser le développement de la démence. Une étude réalisée en 2025 a révélé que le nouveau vaccin contre le zona et un vaccin contre le virus respiratoire syncytial, qui partagent le même adjuvant immunostimulant, étaient tous deux associés à un risque de démence plus faible sur 18 mois. Ce qui laisse penser que le bénéfice proviendrait de l'effet coup de fouet sur un système immunitaire vieillissant.
En attendant d'y voir plus clair, de petits changements de mode de vie à adopter dès la quarantaine peuvent aider à réduire le risque de démence: arrêter de fumer, contrôler son cholestérol, traiter la perte de cheveux ou encore favoriser l'activité physique.





























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