Les larmes de Mathieu Jaton. En pleine conférence de presse, au moment de tirer le bilan de ce 60e Montreux Jazz, qui s’achèvera ce samedi soir sur le doublé folk-rock de Van Morrison et James Taylor, le directeur du festival ouvre furtivement les vannes. Parce que cette édition anniversaire a été célébrée en large comité – plus de 250 000 festivaliers, comme l’an dernier – et riche en surprises musicales. Mais surtout parce que le réenménagement au 2m2c, après deux étés hors les murs, trois ans de travaux et «quatre ans d’errance», s’est passé sans encombres. Soulagement.
«Contrairement à ce qu’on imagine, le plus grand risque pour moi, ce n’était pas 2024-2025. Là, on nous aurait tout passé. Mais en 2026, il y avait le retour, les 60 ans, on nous attendait au tournant», confirme Mathieu Jaton. Car si ce nouveau Centre des congrès aux espaces vitrés et à la ligne épurée (on aime ou n’aime pas le blanc-or un peu clinquant des grands escaliers) avait de quoi épater, rien n’était gagné. «On est revenus dans un bâtiment qu’on connaissait sans le connaître, pas complètement terminé, on nous donne les clés fin mai et les ouvriers sont encore là. Avec en plus, côté politique, un changement de la municipalité début juillet. Donc, ça a été dur. On est un peu arrivés comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je pense qu’on l’appréciera à sa juste valeur l’année prochaine…»


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