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Dans une nouvelle fuite en avant répressive, le parlement israélien, la Knesset, vient d’adopter une législation permettant l’application de la peine de mort contre des Palestiniens accusés d’« attaques terroristes ». Derrière la rhétorique sécuritaire dont se pare cette décision, se révèle en réalité la nature profonde du régime d’occupation : un système colonial qui transforme la loi en instrument de domination et de terreur.
Car il ne s’agit pas ici d’une simple mesure pénale. Il s’agit d’un pas supplémentaire dans l’institutionnalisation de la répression contre un peuple soumis depuis des décennies à l’occupation, à la colonisation et à la dépossession. En légalisant la peine de mort contre des Palestiniens jugés par des tribunaux d’exception, l’État israélien officialise une justice à deux vitesses qui repose sur une hiérarchie raciale et politique entre colonisateurs et colonisés.
Dans les territoires palestiniens occupés, deux systèmes juridiques coexistent en effet : l’un, civil et protecteur, réservé aux colons israéliens ; l’autre, militaire et arbitraire, imposé à la population palestinienne. Arrestations nocturnes, détentions administratives sans procès, condamnations sur la base de dossiers secrets : cette architecture juridique d’exception constitue l’un des piliers de l’ordre colonial.
L’introduction de la peine capitale dans un tel dispositif ne peut avoir qu’un seul objectif : terroriser une population et briser sa résistance. La justice devient alors non plus un instrument de droit, mais une arme politique au service d’une stratégie de domination. Cette réalité s’inscrit dans un contexte de violence systématique. Bombardements, destructions d’infrastructures civiles, expansion continue des colonies, arrestations massives : les territoires palestiniens vivent au rythme d’une guerre permanente contre une population privée de ses droits fondamentaux et de sa souveraineté.
Pourtant, malgré ces faits, les grandes puissances occidentales continuent de présenter Israël comme la « seule démocratie du Moyen-Orient ». Une affirmation qui relève aujourd’hui de la pure fiction politique. Car comment parler de démocratie lorsque la loi elle-même organise la discrimination entre populations et légitime la répression d’un peuple placé sous occupation ?
Cette situation révèle également l’ampleur des complicités internationales. L’Union européenne, tout en multipliant les discours sur les droits humains, maintient avec Israël des relations économiques, technologiques et militaires étroites. Cette solidarité stratégique contribue de fait à garantir l’impunité d’un système d’occupation qui viole quotidiennement le droit international.
Une fois encore, la politique du deux poids, deux mesures apparaît au grand jour : certaines violations des droits humains sont dénoncées avec vigueur lorsqu’elles proviennent d’États considérés comme adversaires, mais deviennent soudainement tolérables lorsqu’elles émanent d’alliés intégrés au dispositif géopolitique occidental.
Mais l’histoire des luttes de libération nationale nous enseigne une vérité essentielle : la terreur coloniale n’a jamais réussi à étouffer l’aspiration des peuples à la liberté.
Durant la guerre de libération nationale algérienne, le pouvoir colonial français utilisa la guillotine contre de nombreux moudjahidines, espérant briser la révolution en frappant les combattants de l’indépendance. Cette politique de terreur n’a pourtant fait que renforcer la détermination du peuple algérien et accélérer l’isolement moral et politique du système colonial.
Aujourd’hui, la même illusion traverse les cercles dirigeants israéliens : croire que la répression, la prison et la menace de la mort pourront écraser la volonté d’un peuple en lutte pour sa terre, sa dignité et son indépendance.
Or l’histoire démontre le contraire. Aucun peuple n’a jamais renoncé à sa liberté sous la pression de la violence coloniale. La lutte du peuple palestinien s’inscrit ainsi dans la longue histoire des combats anti-impérialistes et anticoloniaux qui ont marqué le XX siècle. Et comme hier pour l’Algérie, le Vietnam ou l’Afrique du Sud, elle trouve aujourd’hui un écho grandissant dans la conscience des peuples.
Partout dans le monde, des forces progressistes, des syndicats, des organisations de défense des droits humains et des mouvements populaires élèvent leur voix pour dénoncer l’occupation, l’apartheid et les crimes commis contre la population palestinienne. Cette solidarité internationale n’est pas seulement un devoir moral : elle est une nécessité politique face à l’impunité dont bénéficie un système colonial soutenu par les grandes puissances impérialistes.
Car au-delà du drame palestinien, c’est une question universelle qui se pose : celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à résister à l’oppression. Et l’histoire nous l’enseigne avec force : lorsque les peuples se lèvent pour leur liberté, aucune loi injuste, aucune prison, aucune machine de guerre ne peut arrêter la marche de l’histoire.
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Salutations
L’abus du mot justice nuit fortement, il est intgralement manipulatoire que ce soit conscient ou pas du tout !
est ce que je comprends
ce qui est ou serait juste, qui reste dfinir, est , se passe avant tout vnement, notre psych cerveau alors tends vers une sorte de juste...relatif.
Pour Trump et Cie derrire lui, ce qui est juste est de dtruire..
c’est un de ces mots qui prends le sens que chacun veut...je recommanderait de ne pas l’utiliser..
dans un monde qui adore le veau d’or ( plus pour moi, tout pour ma gueule , et qui joue le rle d’un humain parfait, sage, compatissant etc et qui donc veut la comptition qui limine pour voler plus sur le dos du groupe humain,ceci signe que chaque moi veut juste ( justice) plus pour moi, parler de ce qui est juste est pour le moins os..et faux..
ce qui se passe aprs un vnement x, y ou z dramatique est de la vengeance, de la punition, de la torture etc selon les cas
et ceci est utilis par tout pouvoir pour asseoir une autorit de 1% sur 99% qui n’y comprennent que dalle..
mais qui en aucun cas ne va ni rveiller , ni soulager, ni ni ni ni .. ! les morts si il s’agit de a..
c’est trop tard et l’histoire connue ou imaginaire et fausse par volont des humains , fausse histoire si limit montre que la punition ne prvient rien en fait..et arrive aprs des faits...
etc merci.
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Isral attend de la comprhension dans les capitales occidentales en raison des traditions de violence ncessaire de la domination impriale occidentale, ce qui implique presque qu’il est antismite de refuser Isral le droit de se comporter, au dbut du 21e sicle, de la mme manire que les puissances europennes et les tats-Unis l’ont fait aux 19e et 20e sicles.
Il n’est pas inutile de rappeler ici une observation de feu l’historien britannique Tony Judt sur les consquences du retard d’Isral dans le jeu de la colonisation :
En bref, le problme d’Isral n’est pas, comme on le suggre parfois, qu’il s’agisse d’une enclave europenne dans le monde arabe, mais plutt qu’il est arriv trop tard. Il a import un projet sparatiste caractristique de la fin du XIXe sicle dans un monde qui a volu, un monde de droits individuels, de frontires ouvertes et de droit international. L’ide mme d’un tat juif – un tat dans lequel les Juifs et la religion juive jouissent de privilges exclusifs dont les citoyens non juifs sont jamais exclus – est enracine dans un autre temps et un autre lieu. En bref, Isral est un anachronisme.
Le chroniqueur du Financial Times Adam Tooze ajoute :
Les Israliens sont le dernier groupe d’Europens (principalement) se lancer dans l’arrogance de terres non europennes, justifie dans leur mission par la thologie, la revendication d’une supriorit civilisationnelle et le nationalisme. Bien sr, les accaparements de terres se poursuivent partout dans le monde, tout le temps. Mais, l’heure actuelle, le projet isralien prsente une cohrence et une absence d’excuses uniques en tant qu’exemple d’idologie coloniale classique .
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Il est plus que probable que la Cour suprme - immdiatement saisie - invalide cette loi.
Je suis oppos la peine de mort, que je prfre remplacer par la prison vie.
En revanche, j’approuve sans rserve les liminations cibles de terroristes.
La lutte contre le terrorisme n’est pas une affaire de justice ordinaire : c’est une guerre. Et dans une guerre, on tue.
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@Alex la Plume
Le terrorisme ne nat jamais de rien.
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@Jean Keim
Il nat de l’idologie
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@Alex la Plume
Avant tout dans un mode de penser.
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@Alex la Plume
Et dans une guerre, on tue.
… et on se fait tuer.
^^
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@Alex la Plume
Vous voulez probablement parler des terroristes qui expulsent et tuent les palestiniens en Cisjordanie ?
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