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Partielle dans Chicoutimi : un débat à l’UQAC sans grand débat

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Le premier débat électoral en vue de l’élection partielle du 23 février dans Chicoutimi a eu lieu, mardi midi, à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Tenus dans le respect, les candidats se sont peu attaqués et ont répondu, à tour de rôle, à des questions qui touchaient beaucoup la vie des étudiants.

L’événement, qui risque d’être le seul du genre de la campagne, a été organisé par l’association des étudiants de l’université, le MAGE-UQAC.

Le débat opposait six des sept candidats à l’élection partielle, soit Marie-Karlynn Laflamme, du Parti québécois (PQ), Catherine Morissette, du Parti conservateur du Québec (PCQ), Olivier Dion, de Climat Québec, Jeanne Palardy, de Québec solidaire (QS), Francis Tremblay, de la Coalition avenir Québec (CAQ), Tricia Murray, du Parti libéral du Québec (PLQ).

François Sabourin, du Parti populaire du Québec (PPQ), a été le dernier candidat à se lancer et il n’était pas de la partie. Il a été invité seulement lundi et n’a pas pu se libérer pour mardi. Selon son parti, il n’aurait pris connaissance de l’invitation que mardi matin.

Environ une soixantaine de personnes étaient présentes dans l’assistance.

L'écologie versus l'économie

Après s’être présentés, les candidats ont d’abord été questionnés à savoir comment il est possible de concilier la protection de l’environnement et le développement économique.

Les grandes entreprises, ils nous promettent tout le temps plein d’emplois, puis plein de trucs. Qu'est-ce qu'ils font après? Ils coupent des presses, ils coupent des cuves, puis on se ramasse avec moins de travail, mais avec la même quantité de pollution. Ce qui fait qu’on est mieux d'aller avec les PME locales, a exprimé Olivier Dion.

L'écologie, oui, c'est vrai, c'est important, c'est la clé de la réussite pour plus tard, mais l'écologie, il va falloir la protéger avec de l'argent, a répliqué Catherine Morissette.

Francis Tremblay a pour sa part affirmé que, sans action immédiate pour l’environnement, les dommages allaient venir plus tard.

L’environnement, on n’en fera jamais assez, avait répondu d’entrée de jeu celui qui porte les couleurs du parti au pouvoir.

L'immigration ici

Le second thème était l’immigration, à savoir si les politiques actuelles étaient adaptées au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pendant que la CAQ improvise, le PQ propose de réduire encore davantage l'immigration comme si nos entreprises pouvaient se permettre moins de travailleurs, comme si nos cégeps, nos universités pouvaient se permettre moins de relève, moins de jeunes, a attaqué Tricia Murray.

Des gens assistent à un débat.

Environ une soixantaine de personnes ont assisté au débat à l'UQAC.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Ce qu'on propose au Parti québécois, ce n'est pas d'improviser, ce n'est pas de dire : "Mon Dieu, mais il ne faut pas mettre de chiffres, on n'est pas là-dedans." On a un plan de match de 97 pages, je vous invite à aller le voir sur notre site Internet. C'est la régionalisation de l'immigration et la sectorisation de l'immigration qui compte, a répliqué Marie-Karlynn Laflamme.

Les autres candidats étaient assez unanimes sur les impacts négatifs de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) qui menait à la résidence permanente. Jeanne Palardy a promis de le ramener, tandis que Tricia Murray et Catherine Morissette étaient en faveur d’accorder une clause de droits acquis à ceux qui sont déjà au Québec.

Les finances des universités et des étudiants

Comme le débat se déroulait à l'UQAC, le financement des universités a été abordé.

Le candidat caquiste, Francis Tremblay, a énuméré des investissements faits dans la région.

Par exemple, ici à l’UQAC, il y a eu des investissements aussi. Il y a eu le terrain synthétique de 7,6 millions justement qui a été annoncé. Par rapport à ça, il y a eu 3,8 millions qui étaient versés par le gouvernement, a cité Francis Tremblay, avant de confondre comme un investissement une demande de subvention pour un projet de piscine à l’UQAC.

Jeanne Palardy a pour sa part dévoilé qu'elle a dû quitter sa région natale, la Côte-Nord, pour venir étudier à Chicoutimi.

Si on veut garder nos jeunes, si on veut avoir une économie qui est de taille humaine, qui est locale, qui est solide, notre savoir-faire, il faut financer les universités adéquatement selon leur mission, a lancé la solidaire.

Ex-vice-rectrice de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme a souligné que la reddition de comptes demandée aux gestionnaires était beaucoup trop importante. Elle propose de plus faire confiance aux gens en place sur le terrain, comme les recteurs.

Par la suite, la question de l’augmentation du coût de la vie, notamment pour les étudiants, a mis en évidence une grande distinction.

Des candidats comme Catherine Morissette et Francis Tremblay ont proposé de donner plus aux organismes communautaires.

Les organismes communautaires, on est en train de se brûler, a répliqué Jeanne Palardy, qui œuvre dans le milieu. Elle a plutôt proposé de s’attaquer à la source des problèmes.

Des questions du public

La dernière période du débat du MAGE-UQAC était consacrée à des questions du public.

La coordonnatrice de l’organisme Mères au front, Anne-Marie Chapleau, a demandé aux participants au débat de dévoiler leur position sur Marinvest Energy, un projet de terminal de liquéfaction de gaz naturel projeté à Baie-Comeau, dont un gazoduc traverserait le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Catherine Morissette l’a appuyé sans réserve, tandis qu’à l’inverse, Jeanne Palardy et Olivier Dion l’ont rejeté totalement.

Marie-Karlynn Laflamme a mentionné qu’il fallait prendre le temps de l’analyser, en s'en remettant à l’expertise du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

À une question reliée, la candidate conservatrice a estimé que les cibles de réduction des gaz à effet de serre ont été établies trop rapidement. Alors que la CAQ vient de reculer sur leur atteinte, Francis Tremblay a affirmé que le gouvernement doit prendre acte de la réalité actuelle lorsqu'il gère.

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