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Entre les déclarations de victoire de Trump et les frappes qui continuent, la définition américaine de la « guerre éclair » mériterait une révision urgente.
L’administration Trump a prouvé, une fois de plus, que l’incompétence géopolitique peut se décider à huis clos. En limitant la planification de cette guerre éclair à Pete Hegseth, Marco Rubio et quelques fidèles, en écartant délibérément l’expertise du Pentagone, Washington a offert au monde une démonstration de bricolage stratégique. L’idée, aussi risible qu’arrogante, était d’en finir en deux jours avec le régime iranien sans avoir à salir les rangers d’un seul soldat au sol.
Le résultat ? Un enlisement prévisible, une coalition des pays du Golfe vent debout, des bases américaines pilonnées, et des avions ravitailleurs transformés en épaves flambant neuves. Pendant que Donald Trump répète pour la neuvième fois que la victoire est totale, les Iraniens défilent dans les rues de Téhéran et ne tirent, selon les experts, que 20 % de leur arsenal. Sylvain Ferreira souligne à juste titre l’absurdité de voir les stratèges américains s’énerver contre des journalistes qui osent constater l’échec, un signe supplémentaire de la déliquescence d’une planification militaire qui, pour avoir été trop restreinte, n’aura réussi qu’à isoler un peu plus les États-Unis sur l’échiquier mondial.
par Yoann
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