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Ces conducteurs, dont le véhicule a freiné brutalement et sans raison apparente, viennent de déposer une action de groupe devant la justice. Une procédure qui intervient alors que les témoignages continuent de s’accumuler sur les réseaux sociaux.
Passer la publicité Passer la publicitéDu nouveau dans l’affaire des «freinages fantômes». Selon les informations publiées le 26 juin par Le Parisien et La Provence, une action de groupe vient d’être déposée devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence par onze conducteurs dont les véhicules ont freiné brutalement et sans raison apparente, parfois à pleine vitesse sur autoroute. La procédure vise à maintenir la pression sur les constructeurs et les pouvoirs publics, selon les termes de leur avocate, Maître Anne-Sophie Charrieras.
La procédure est intentionnellement dirigée contre X, sans désigner un constructeur unique, précisément parce que le phénomène dépasse les frontières d’une seule marque. Parmi les modèles cités dans la plainte figurent le Volkswagen Tiguan, la Dacia Bigster, la Peugeot 308, la Citroën C4, la Skoda Kodiaq et la Ford Focus.
Dans les faits, le « freinage fantôme » désigne ces arrêts brutaux et inexpliqués que subissent ces conducteurs : le véhicule pile soudainement, sans obstacle détecté, parfois en pleine vitesse autoroutière, avant de repartir comme si rien ne s’était passé. Le phénomène avait pris une dimension nationale à l’été 2025, lorsque Joanna, une habitante de la métropole de Lyon, avait raconté comment sa Peugeot 208 avait freiné seule sur l’A40 dans l’Ain, passant de 120 km/h à l’arrêt complet et provoquant une collision avec le véhicule qui la suivait. En médiatisant son témoignage, elle avait reçu plus de 350 signalements similaires concernant de nombreuses marques, de Volkswagen à Tesla en passant par Renault et Audi.
Les témoignages s’accumulent
Face à cette avalanche de témoignages, le ministère des Transports avait ouvert une enquête technique en août 2025, confiée à un prestataire chargé de tester des véhicules et d’auditionner constructeurs, fournisseurs et experts. En octobre, un questionnaire en ligne avait été mis en ligne pour faciliter les signalements. Le système de freinage d’urgence automatique (AEB), obligatoire sur tous les véhicules neufs depuis 2022, est fortement suspecté, plusieurs hypothèses étant à l’étude, dont des perturbations de capteurs liées aux conditions météorologiques ou un mauvais calibrage après un choc.
Pour les conducteurs concernés, la mobilisation ne faiblit pas. Un collectif Facebook « Freinages fantômes » regroupe désormais 2800 membres, et leur nombre continue d’augmenter. Des témoignages s’accumulent et font dire que l’on se situe loin d’un phénomène anecdotique.


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