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Cette idée, présentée comme une alternative à la taxe Zucman, pourrait «potentiellement» se retrouver dans le prochain budget.
Passer la publicité Passer la publicitéSur la scène des rencontres économiques d’Aix, le premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité, ce jeudi, mettre sur la table un sujet qui avait déjà suscité de vives tensions lors de l’examen du budget 2026, à la fin de l’année dernière et qui sera, à n’en pas douter, une des thématiques clefs de la présidentielle à venir celui des «grandes fortunes», selon la formule employée par le chef du gouvernement.
«Cette affaire de Zucman est venue révéler qu’il y avait un sentiment profond d’inégalité dans la répartition de la richesse», a déclaré le locataire de Matignon devant un parterre composé, en grande partie, de dirigeants d’entreprises. Cette question, plaide le chef de l’exécutif, «il faut bien la traiter». L’une des solutions qu’il a avancées pour y parvenir consisterait à «faire quelque chose» pour que les «transmissions du grand capital» aillent «alimenter» des fonds d’investissement pour la souveraineté du pays. En avançant cette proposition, le premier ministre a explicitement fait référence à une idée du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, présent sur scène avec lui.
Grands héritages
Plus tôt cette semaine, l’éminent économiste a, en effet, proposé sur France Inter de mettre en place une forme de «mécénat forcé» des foyers les plus aisés pour des fondations d’intérêt public (éducation, recherche, climat...), au moment de la succession. Les familles qui refuseraient ce «mécénat un peu forcé» seraient lourdement taxées sur leur héritage. «Si vous ne le faites pas, alors là on y va et on y va très fort», a même illustré l’expert lors de cette interview. Cette idée, Philippe Aghion la présente comme une alternative à la désormais fameuse taxe Zucman.
Ce jeudi soir, le premier ministre lui a donc littéralement répondu «chiche» et même : «Chiche, potentiellement pour la fin de l’année, pour le débat budgétaire», a précisé Sébastien Lecornu qui promet que cette mesure serait «gagnant-gagnant». «Parce que l’année prochaine, on a encore une marge de 6 milliards d’euros à trouver dans nos comptes publics pour notre défense», a-t-il ajouté.
Le gouvernement serait donc déjà en train de plancher pour formaliser cette mesure afin de pouvoir l’inscrire dans le projet de loi de finances qu’il doit présenter en octobre. Pour l’instant, le premier ministre n’a pas donné plus de détails sur la forme que prendrait ce «mécénat forcé» sur les grands héritages.


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