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VIDÉO - Invité du «Buzz TV» à l’occasion de la sortie de son autobiographie Alors, on n’attend pas Fabien, le réalisateur s’est confié sur les moments marquants de sa vie. Il est notamment revenu sur sa relation passée avec l’actrice qui joue dans son film à succès.
À quelques heures de la rediffusion de Camping sur TF1, Fabien Onteniente était l’invité du «Buzz TV». L’occasion pour le réalisateur de l’une des franchises les plus populaires du cinéma français de revenir sur son parcours, mais aussi de présenter Alors, on n’attend pas Fabien, son autobiographie publiée aux éditions Stock le 6 mai 2026. Connu pour avoir signé des succès comme Jet Set, Disco, Trois Zéros, All Inclusive ou encore Camping, le cinéaste dévoile cette fois un visage plus personnel. Dans ce livre, il replonge dans son enfance à Villiers-sur-Marne, dans une cité HLM bordée par une voie ferrée, et évoque les rencontres qui ont façonné sa vocation.
L’un de ses premiers souvenirs remonte à l’âge de douze ans, lorsque Michel Audiard pose sa caméra en bas de chez lui. «Un jour, se construit une maison Louisiane, en plein milieu d’un bidonville. Et j’assiste à une scène où Jean Carmet montre une chaussette grise qui ne convient pas. Il vient vers moi et il observe que j’ai des chaussettes rouges et il me demande “Dis-moi, gamin, est-ce qu’il serait possible de prendre des chaussettes pour le tournage ?” Ce que je fais. Il me donne alors une pièce de cinq francs. ça restera mon premier souvenir de tournage», raconte le réalisateur.
Le titre de l’ouvrage fait directement référence à la célèbre réplique popularisée par Franck Dubosc dans Camping. Mais derrière ce clin d’œil se cache une démarche beaucoup plus intime. «J’ai décidé de regarder un peu dans le rétroviseur. Parce que notre maman partait dans un EHPAD, on s’est retrouvés tous les enfants dans l’appartement familial que l’on devait quitter, à se séparer de tous nos objets de notre vie que ma mère avait archivés dans des cartons», raconte le réalisateur avant de poursuivre, «J’étais vraiment en hyperémotivité avec ce qui se passait et j’ai eu envie de reproduire les moments heureux de notre enfance. Et la seule façon de les rallumer, c’est en écrivant ce livre qui raconte l’histoire d’un petit garçon du HLM au box-office. Rien ne me prédestinait à aller voir ce qui se passait là-haut. Et surtout, quand on est dans une famille modeste, on vous dit toujours : Ce n’est pas un métier sérieux, il faut que vous ayez une bonne situation», assure-t-il.
Son autobiographie lui permet également d’évoquer une histoire plus personnelle : sa relation avec Mathilde Seigner. Au début des années 2000, le réalisateur et la comédienne vivent une romance qui s’est poursuivie sur le tournage de Camping, film dans lequel l’actrice interprète Sophie Gatineau. «On était des êtres assez émotifs. Au début du film, on n’a pas vraiment su comment on allait se situer, moi comme acteur en scène, elle comme comédienne. C’était un peu confus. Notre histoire était au début, donc on ne voulait pas tout mélanger. Finalement, ça a explosé et on était de piètres amants». Une séparation qui aurait pu les éloigner durablement mais qui a finalement débouché sur une relation d’amitié. «Ce qui nous est resté de plus beau, et j’en suis le plus fier, c’est l’amitié qui reste entre nous. Parce qu’on se voit tout le temps, on s’appelle tout le temps», confie Fabien Onteniente.
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L’entretien a également permis au réalisateur de revenir sur les débuts de Camping, dont le premier volet est rediffusé ce lundi soir sur TF1, 20 ans après sa sortie en salles. Fabien Onteniente rappelle que l’idée du film est d’abord venue de Franck Dubosc, nourri par plusieurs décennies de vacances passées dans les campings. «Il est né d’une rencontre magique entre Franck Dubosc et moi. C’était dans une boîte à Deauville. Franck vient vers moi, il avait vu Jet Set, il m’a dit : “J’aimerais bien faire un film comme ça” (…) On s’est associés. C’est comme une rencontre amoureuse. Ça a été facile. C’est un travailleur. Il a un talent de dingo», se souvient-il. Pourtant, rien ne laissait présager le destin du film. À sa sortie, il est accueilli avec une certaine condescendance par une partie de la critique. «On a été victime de snobisme et puis petit à petit, avec le temps, on est rentré dans les films cultes», rapporte le réalisateur.
Vingt ans plus tard, Camping s’est imposé comme l’une des comédies les plus populaires du cinéma français. Une reconnaissance que Fabien Onteniente associe aussi au parcours de Franck Dubosc. «C’est quelqu’un qui est vraiment talentueux et acharné, avec son film L’Ours dans le Jura, il a été récompensé, il a eu son César. L’année d’avant, il avait fait un sketch extraordinaire sur le Césario . Mais quand il a eu son César, il m’a fait une photo. Il y avait une petite tasse de café avec le César et une légende. Il m’a dit : “Je t’en laisse un peu”. Et ça, c’était très mignon». Avec plus de vingt millions d’entrées cumulées au box-office entre toutes ses comédies, le réalisateur assure toutefois que sa plus grande fierté reste «d’avoir donné du bonheur aux gens», déclare-t-il sur le plateau du «Buzz TV».


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