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GRAND ENTRETIEN - Certains, depuis la Silicon Valley, veulent dépasser la mort, quand d’autres légifèrent pour provoquer son arrivée de manière précipitée. Dans ce contexte, le philosophe réfléchit au rapport ambigu et gêné de nos sociétés avec cette composante inhérente à la vie.
Passer la publicitéPolytechnicien, Olivier Rey a enseigné les mathématiques à l’X et est chercheur à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques. Il enseigne la philosophie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et a été, en juin dernier, élu à l’Académie des sciences morales et politiques.
LE FIGARO. - D’un côté, des fantasques – comme Elon Musk – expliquent que la mort est « un problème d’ingénierie » facile à régler ; de l’autre, nos sociétés et nos politiques, collectivement, semblent voir la mort comme une solution à précipiter si « nécessaire » (la loi fin de vie). Avons-nous fait de la mort une ennemie à abattre ou une solution à « nos problèmes » ?
OLIVIER REY. - Il faut commencer par décrire un cadre général. On prend des airs supérieurs à l’égard du « dualisme cartésien », entre l’esprit (ou l’âme, Descartes ne fait pas la différence) et la matière, comme s’il y avait belle lurette que l’on était revenu d’un tel partage. Dans les mots peut-être, mais dans…


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