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Le Camerounais Octave Ayinda remet les gants ce samedi à Lagos pour la deuxième saison de la Professional Fighters League Africa. Surnommé « The Bantu Warrior », il affronte le Nigérian Patrick Ocheme en poids léger, avec une place en demi-finale en jeu. Un an après sa première campagne en PFL, il revient avec un bilan de 7 victoires, une défaite, et une préparation effectuée en Thaïlande.
Lagos, round deux pour le Bantu Warrior
La saison inaugurale avait laissé un goût amer. Ayinda avait atteint les demi-finales, mais une défaite l’avait stoppé net. Depuis, il n’a pas chômé. Dubaï d’abord, la Thaïlande ensuite, pour affiner son jeu au sol et travailler sa discipline émotionnelle, deux points qu’il identifie lui-même comme ses failles passées.
« Ma dernière défaite m’a appris la patience et la maturité. Ce soir-là, j’aurais dû rester fidèle à mon game plan », confie-t-il dans un entretien accordé à Cameroon Tribune. Il reconnaît s’être précipité pour finir le combat, en oubliant que son adversaire était spécialiste du sol.
Aujourd’hui, il dit être plus calme. Plus intelligent dans ses décisions, aussi.
Son adversaire du jour, Patrick Ocheme, est nigérian, ce qui donne au combat une saveur particulière sur son propre terrain. Rien ne confirme à ce stade lequel des deux aborde ce duel avec le plus d’avantage psychologique, mais Ayinda a au moins l’argument de la préparation structurée.
Un projet plus grand que la PFL
Le parcours d’Octave Ayinda ne commence pas à Lagos. Il a démarré au Cameroun en amateur, dans un système qu’il décrit comme irrégulier, avant de choisir le Nigeria comme base de développement. C’est là que sa carrière a pris une autre dimension, que les propositions d’organisations internationales ont commencé à arriver.
Il en a reçu plusieurs. Mais il a choisi la PFL. Pas par hasard, dit-il, par conviction dans le projet.
Son ambition est posée sans détour : devenir le meilleur poids léger du monde. C’est ambitieux, peut-être même un peu tôt pour en parler sérieusement. Mais pour un combattant qui a traversé Dubaï et la Thaïlande pour construire sa version, le mot « meilleur » ne semble pas être du remplissage.
C’est un profil que le MMA africain commence à produire, des athlètes formés hors du continent, revenus pour performer sur la scène régionale avant de viser plus haut. Le signal est là.
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Jean-Claude Mbida
Journaliste sportif pour 237online.com, Jean-Claude Mbida couvre l'actualité du sport camerounais et africain.


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