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REPORTAGE - Environ 500 agents de la capitale se sont donné rendez-vous devant le siège de la direction des affaires scolaires avant de défiler jusqu’à l’Hôtel de ville. Ils réclament plus de moyens pour revaloriser leur métier.
« Il y a un véritable amalgame entre les violeurs d’enfants et les animateurs qui peuvent crier sur un élève parce qu’il est insolent. Oui pour foutre dehors les pédocriminels, mais non aux suspensions abusives ! » Au pied du siège de la direction des affaires scolaires de Paris (Dasco), rue de l’Arsenal, dans le 4e arrondissement, cette animatrice du périscolaire ne contient plus sa colère. Aux côtés d’environ 500 collègues, l’agente a répondu ce mardi après-midi à l’appel de l’intersyndicale - composée de la CFDT, la CGT, Supap-FSU, l’Unsa, FO, l’UCP et la CFTC - pour manifester contre les « suspensions systématiques , hormis les suspicions de violences sexistes et sexuelles ».
En grève depuis le 11 mai et jusqu’au 22, les animateurs ont décidé de mettre les bouchées doubles pour faire entendre leurs revendications : revalorisation du salaire, renforcement du respect des droits des collègues suspendus, réduction des taux d’encadrement, création des postes d’agents…


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