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La présidente du Conseil italien mène une diplomatie à géométrie variable, guidée tantôt par les valeurs qu’elle partage avec le président américain, tantôt par les intérêts qui la lient à l’Europe.
L’idylle aura été de courte durée. En avril 2025, tandis que l’Europe subissait avec inquiétude le retour au pouvoir de Donald Trump, Giorgia Meloni triomphait à la Maison-Blanche. « Tout le monde l’apprécie et la respecte. Elle est devenue mon amie », s’enthousiasmait le président des États-Unis, qui avait fait sa connaissance quatre mois plus tôt lors de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame. Le courant était si bien passé qu’elle fut la seule dirigeante du Vieux Continent conviée à son investiture. « Nous partageons un même souhait de combattre l’idéologie woke et les politiques de diversité qui visent à effacer notre histoire », soulignait la présidente du Conseil italien, qui, s’inspirant du slogan trumpiste, promettait de « rendre sa grandeur à l’Occident ». D’une rive à l’autre de l’Atlantique, elle espérait construire un « pont » .
Ses espoirs ont été brutalement douchés. Giorgia Meloni n’a guère pu freiner son « cher Donald » lorsqu’il a imposé des droits…


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