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Nantes : pour une série de cambriolages de commerces, trois toxicomanes condamnés

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Ce mercredi 6 mai 2026, trois hommes ont été condamnés pour avoir cambriolé plusieurs commerces de Nantes entre février et mars.

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La présidente du tribunal correctionnel de Nantes a décidé de retirer l'autorité parentale du papa.

Le tribunal de Nantes a condamné trois hommes pour une série de vols dans des commerces. ©Archives Actu.fr

Par Rédaction Nantes Publié le 13 mai 2026 à 17h56

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné ce mercredi 6 mai 2026 trois hommes pour les « vols » et « tentatives de vols » qu’ils avaient commis dans des restaurants et des commerces à Nantes (Loire-Atlantique) entre février et mars 2026.

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2026, peu avant 2 h du matin, la porte du restaurant Le Bon Vivant avait été fracturée et l’alarme s’était déclenchée. Quelques minutes plus tard, le tiroir-caisse de la papeterie Buro Like avait lui été volé par ces mêmes cambrioleurs.

Leur périple avait continué rue de Verdun où ils avaient dégradé la porte de l’agence CISN Immobilier, avant de « jeter un pavé » contre la supérette du Phénix d’Or, d’après les déclarations d’un témoin. Lors de leur intervention, les policiers avaient constaté que la vitre du Wigs Center, magasin de perruques de la rue du Bouffay, était elle aussi fracassée.

Interpellés la nuit même, Abiid A., 33 ans, et Mohammed I.T., 29 ans, avaient été retrouvés chacun en possession de 35 euros. Leurs déclarations, des témoignages et les images de vidéosurveillance avaient permis d’incriminer un troisième homme, Mohamed C., qui avait été mis en examen pour les deux derniers vols. Les trois avaient dans ces conditions été placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès.

Des « commerces qui ferment » après les vols

Mohamed C. est sans emploi et allocataire du Revenu de solidarité active (RSA). Titulaire d’un titre de séjour valable jusqu’en 2030, ce Soudanais de 42 ans n’avait été condamné qu’une seule fois, pour rébellion, en 2009.

D’après ses dires, il dormait en fait « dans un squat » et consommerait « deux grammes » de cocaïne et « trois grammes » d’héroïne par jour, ainsi que « du cannabis ». Son complice Abiid A., originaire de la Somalie, possède lui aussi un titre de séjour et bénéficie d’injections tous les mois pour ses troubles psychologiques.

Mohammed I.T., arrivé en France en 2018, présente un profil similaire à ses deux co-prévenus : le Soudanais occupait avant sa détention un squat et recevait des injections par le Centre médico-psychologique (CMP) de Vertou contre sa « schizophrénie ». Consommateur quotidien d’héroïne et de crack, il avait été deux fois condamné pour des « vols avec dégradations ou par effraction » et avait été détenu à la prison de Bourges (Cher).

Ce dernier était par ailleurs jugé ce mercredi 6 mai 2026 devant le même tribunal correctionnel de Nantes pour une dizaine d’autres tentatives de vol commises seul entre février et mars 2026. Les enseignes Regal Kebab, Dubble, ainsi que la boulangerie Honoré, avaient été victimes de tentatives de cambriolage. Entre 5 h et 6 h 30, le 21 février 2026, le Kebab Kessecet, les pizzerias Pizza Bene et Pizza Burg ainsi que le fast-food Naan Corner, situés quai Malakoff, avaient aussi été ciblés par Mohammed I.T..

D’après le procureur de la République, le « fléau de vagues de vols avec effraction qui visent des habitations et des commerces » en Loire-Atlantique « exige une politique pénale rigoureuse » en raison des « commerces qui ferment » suite à ces incidents. Le magistrat avait donc requis trois peines de prison ferme pour ces toxicomanes qui n’ont qu’un but « pécunier » afin de « financer leur consommation de stupéfiants ».

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement relaxé Mohamed C. pour les faits concernant le Phénix d’Or et Mohammed I.T. pour ceux commis contre le Kebab Kessecet et les pizzerias Pizza Bene et Pizza Burg. Pour le reste, il les a condamnés à un an de prison ferme et 600 euros d’amende avec sursis. Leur complice Abiid A. a quant à lui été reconnu coupable des trois vols et a écopé de cinq mois de prison avec sursis.

KL et GF (PressPepper)

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