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Avec 55 listes estampillées ou déclarées en Gironde pour les prochaines élections municipales, les 15 et 22 mars prochains, le Rassemblement national espère multiplier par dix le nombre de ses conseillers municipaux.
Passer la publicité Passer la publicitéLa vague Rassemblement nationale déferle sur la Gironde. À l’issue des déclarations officielles en préfecture, 55 listes sont estampillées ou soutenues par le parti à la flamme dans le département. Un «record historique» et un objectif de 45 communes à toucher pour les élections municipales 2026 dépassées pour la fédération locale du parti, qui dénombrait une vingtaine de listes soutenue ou déclarée en 2020. «Ce résultat est le fruit d’un travail méticuleux mené sur le terrain par nos cadres et nos militants», se félicite Jimmy Bourlieux, le délégué départemental du parti, lui-même tête de liste à Mérignac. Avec ses 55 candidats RN, la Gironde est l’un des trois départements où le parti à la flamme sera le plus représenté dans les isoloirs.
«Il n’y a plus un coin de la Gironde qui n’a pas sa liste RN. En moyenne, un Girondin sur deux aura la possibilité de voter pour nous aux prochaines élections», souligne Jimmy Bourlieux. En s’appuyant sur le fait que le RN était au second tour de 10 circonscriptions sur 12 lors des dernières élections législatives - auxquelles il faut ajouter celle d’Edwige Diaz, réélu au 1er tour -, ainsi que sur les 186.264 voix emportées lors des élections européennes qui avait placé le RN en tête dans 97,6% des communes du département, l’homme politique estime que les élections municipales devraient multiplier par 10 le nombre de conseillers municipaux RN en Gironde. En 2020, seule une quinzaine d’entre eux avait été élue.
Autrement dit : «Nous pensons rentrer dans la plupart des conseils municipaux», prédit Jimmy Bourlieux. Particulièrement fort dans le Médoc, où il a des chances de l’emporter dans certaines communes, le RN présente ainsi 17 listes municipales dans le Blayais, 15 autres dans la métropole bordelaise ou encore 8 listes sur le bassin d’Arcachon, terre historiquement LR, où Lège-Cap-Ferret aura un candidat RN pour la première fois de son histoire.
Pris d’attache sur le bassin d’Arcachon
«Notre progression en Gironde est très importante et va bien au-delà de nos zones de force traditionnelles. Notre règle générale est de ne pas se retirer au second tour si nous sommes qualifiés», prévient le cadre du parti. Avant de préciser : «Nous envisagerons des fusions circonstanciées si le cadre général du RN pour les municipales, comme pas de hausse d’impôts et plus de sécurité, peut être préservé dans le cadre cette alliance.»
Si l’homme politique estime que dans les plus petites communes, il y a peu de pudeur à cet égard ; certaines grandes villes pourraient devoir se poser la question si elles veulent basculer. «Mérignac pourrait être un cas d’école», nous souffle Jimmy Bourlieux, qui ne nie pas la possibilité d’une alliance avec la liste issue de la société civile présentée par Thierry Millet (divers droite). Ce dernier, qui refuse de se positionner ainsi pour l’heure, déclare au Figaro qu’il se posera la question si nécessaire, en fonction de «l’humanité, du caractère républicain, de la prise d’initiative et la liberté» du candidat qui la lui proposera.


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