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L’armée américaine a lancé plus de 80 missiles contre l’Iran en riposte à des tirs contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, mardi, faisant ressurgir la crainte d’une interruption du trafic sur cette artère vitale pour les hydrocarbures.
Passer la publicité Passer la publicitéDu remous sur les marchés. Ce mercredi, quelques heures après un regain de tensions au Moyen-Orient, les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge. Paris recule de 0,55%, Londres de 0,26%, Francfort de 0,78%. Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 cédait 0,47%. La veille, il avait terminé en baisse de 0,51% à 8436,24 points. «L’actualité géopolitique devrait déterminer le sentiment des marchés. Une nouvelle détérioration de la situation pèserait sur les valorisations boursières» explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.
Cette nuit le pétrole a connu une hausse contenue. Vers 8 heures, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI) nord-américain grimpait de plus de 2% à 72,69 dollars, après être déjà monté de 2,8% la veille. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, progressait dans les mêmes proportions à 75,50 dollars, après avoir bondi de 3% mercredi. Une hausse du brut susceptible de raviver les craintes d’inflation chez les investisseurs, qui pourraient donc «revoir à la hausse leurs anticipations concernant un resserrement monétaire des banques centrales», selon Ipek Ozkardeskaya.
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Tensions entre l’Iran et les États-Unis
L'armée américaine a touché plus de 80 cibles en Iran lors de frappes lancées en riposte aux tirs iraniens contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le commandement américain pour le Moyen-Orient. L'Iran a de son côté revendiqué des frappes contre le Bahreïn, pays du Golfe qui abrite une base américaine, en représailles à ces bombardements, que Téhéran présente comme une violation du protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre. Ces échanges de frappes fragilisent le protocole d'accord signé le 17 juin dernier pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.
Dans ce contexte, les acteurs du marché scruteront avec attention la publication des «minutes» de la Réserve fédérale américaine (Fed), le compte rendu de sa dernière réunion, la première présidée par Kevin Warsh. L'institution monétaire a pour le moment décidé de maintenir ses taux, même si les dernières prises de parole de son nouveau patron ont été perçues comme plus ferme que prévu, face au regain d'inflation aux États-Unis.


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