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Deux hommes ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l’Aube, deux semaines après une première vague d’interpellations.

MATTHIEU DELATY / Hans Lucas via AFP
Mort de Quentin Deranque : deux nouveaux suspects interpellés pour le meurtre du militant d’extrême droite. (image d’illustration)
Les investigations se poursuivent après le meurtre du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Deux hommes soupçonnés d’avoir participé aux violences contre l’homme de 23 ans à Lyon ont été arrêtés ce mercredi 4 mars au matin, ont indiqué des sources policières à l’AFP. Cette avancée dans l’enquête intervient deux semaines après une première vague d’interpellations.
Âgés de 22 et 26 ans, les deux hommes ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l’Aube, selon ces sources. « On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque », a précisé l’une d’elles. Le militant d’extrême droite a été frappé le 12 février par plusieurs personnes cagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le collectif identitaire et fémonationaliste Némésis a indiqué que Quentin Deranque était venu assurer la sécurité de ses militantes qui avait organisé un happening devant l’établissement d’enseignement supérieur. Souffrant d’un grave traumatisme crânien, l’homme de 23 ans est décédé deux jours plus tard.
Six hommes écroués après les premières interpellations
Les 17 et 18 février, onze personnes avaient été interpellées dans plusieurs départements, dont sept soupçonnées d’avoir participé aux violences, les quatre autres de les avoir aidés à se soustraire à la justice. Six hommes suspectés d’avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un pour « complicité ». Six ont été écroués, un placé en détention provisoire.
Âgés de 20 à 26 ans, les sept sont, selon une source proche du dossier, « connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde », un mouvement d’ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux étaient collaborateurs du parlementaire insoumis. Ce dernier s’est exprimé sur le cas d’un d’entre eux, Jacques-Elie Favrot, indiquant le 17 février sur X qu’il « a cessé toutes ses activités parlementaires ».
« Dès hier avant d’apprendre son interpellation […], nous avons engagé auprès des services de l’Assemblée [nationale] les procédures pour mettre fin à son contrat », avait indiqué le député insoumis, affirmant qu’il revient désormais « à l’enquête […] de déterminer les responsabilités ».


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